Le monde se souvient des manifestations de Tian’anmen qui se sont déroulées entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 sur la place Tian’anmen à Pékin (Chine). En France, il y a eu les événements de mai-juin 1968, ou plus brièvement Mai 68, qui désignent une période durant laquelle se déroulent des manifestations d’étudiants, ainsi que des grèves générales. En RDC, il y a eu plusieurs dizaines de morts, pour la plupart des étudiants de l’Université Lovanium et des Instituts supérieurs de Kinshasa en juin 1969. Ils manifestaient notamment pour exiger l’amélioration de leurs conditions matérielles et pour obtenir une réforme de l’enseignement supérieur.
Ce mardi à Kinshasa, l’AMILKA, association regroupant les anciens étudiants miliciens de l’ex-Université Lovanium et de l’ex-Université officielle du Congo, organise une journée commémorative du 50e anniversaire de ce mouvement revendicatif estudiantin, mouvement au cours duquel des Etudiants de Lovanium et des Instituts Supérieur de Kinshasa ont payé de leur vie.
« On parle beaucoup des répercussions des événements de Mai 68 en France. On oublie que les premières revendications politiques contre Mobutu c’est déjà en 1969 avec les étudiants que nous étions », a dit le Professeur Yoka Lye Mudaba.
Une messe sera dite à Notre Dame de Fatima à 10H30. Au cours de la cérémonie organisée à cet effet, le Professeur Yoka Lye va solennelle citer les noms des Étudiants martyrs, tombés le 3 juin devant ses camarades. Il est également prévu des témoignages sur l’organisation clandestine de ce mouvement, l’incarcération des étudiants à la prison de Luzumu, les procès en 1969 et en 1971, l’enterrement des étudiants à la base militaire de Kitona. Il y aura aussi la projection du film « les fantômes de Lovanium ». La pièce théâtrale Les fossoyeurs du Professeur Yoka sera également présenté.
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