Depuis l’entérinement contesté de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, par l’Assemblée nationale, treize personnalités constituées des membres de la société civile et acteurs politiques, ont initié une démarche afin d’obtenir un consensus sur le processus électoral prochain, notamment sur la question des réformes électorales.
Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 14 août à Kinshasa, André Alain Atundu, qualifie cette initiative d’un cadeau empoisonné et d’une imposture populiste, estimant que ces treize personnalités ne visent qu’à délegitimer le pouvoir en place pour des négociations politiques ayant comme finalité un partage des pouvoirs.
« De toute évidence leur initiative a tout l’air d’un cadeau empoisonné, une imposture populiste dans le but de délégitimer les animateurs démocratiquement élus et les institutions légalement installées pour réaliser leur projet présenté in illo tempore d’un régime d’exception de 2 ans avec la participation des tous les acteurs politiques qui n’avaient pu réunir les voix du peuple », a déclaré l’ambassadeur André Alain Atundu.
À en croire ce cadre du Front Commun pour le Congo, il pourrait s’agir « d’une version homéopathique du projet de l’instauration d’un régime d’exception cher à Lamuka et à certaines églises en vue dans d’entamer un nouveau cycle de négociation politique avec comme finalité la remise en cause du régime politique démocratique mise en place à la suite de la victoire électorale du président Félix Antoine Tshisekedi ».
Sinon quelle est l’utilité réelle de cette tentatives de dédoublement des institutions ? La société civile n’est-elle pas suffisamment organisée pour résoudre le problème du choix du président de la CENI ? s’est interrogé le Communicateur du FCC.
Et d’ajouter :
« D’autre part, pourquoi les députés membres de cette de coalition conjoncturelle n’ont ils pas déposé auprès du bureau de l’Assemblée nationale une proposition de la réforme de la CENI en bon et due forme ? Pourquoi la réforme électorale devient brusquement une priorité susceptible de reporter l’échéance électorale de 2023 ? Les dispositions actuelles régissant la CENI sont-elles anticonstitutionnelles et obsolètes ? »
Il faut dire que depuis sa création, le groupe de treize parlementaires a rencontré plusieurs autorités du pays, notamment le président de la République et le Premier Ministre.
MNC TV Congo /provinces26rdc.net
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