Après 23 années de paralysie, le bac Epamba, qui relie les provinces de la Lomami et du Haut-Lomami sur la rivière Lomami, a repris du service. L’embarcation a été remise en circulation le week-end dernier lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Lomami.
Cette remise en service met fin, pour l’instant, au recours aux pirogues artisanales pour traverser la rivière, avec les risques que cela comportait pour les populations riveraines.
Le bac Epamba était à l’arrêt depuis 23 ans. Sa remise en service a été rendue possible grâce à l’installation d’un nouveau câble et au remplacement de plusieurs pièces défectueuses.
Pour les habitants du village d’Epamba, situé à environ 120 kilomètres de Kabinda, et ceux de Mpanda Kalengyeyi, dans le Haut-Lomami, cette reprise du trafic constitue un soulagement.
Les populations des deux rives ont participé à la cérémonie d’inauguration, saluant le rétablissement de cette liaison qui facilite leurs déplacements et leurs activités économiques.
Fin du recours aux pirogues artisanales
Pendant les années d’interruption du bac, les habitants devaient recourir à des pirogues artisanales pour traverser la rivière Lomami.
Cette situation exposait notamment les agriculteurs, les pêcheurs et les autres usagers aux risques d’accidents et de chavirement.
L’arrêt du bac avait également des conséquences sur l’économie locale. L’évacuation des productions agricoles, notamment le maïs, le manioc, les arachides et les haricots, ainsi que des produits de la pêche, était devenue difficile.
Un nouvel élan pour les échanges commerciaux
Avec la reprise de la traversée, les autorités et les habitants espèrent une relance des échanges commerciaux entre les deux provinces.
La circulation des marchandises devrait notamment faciliter l’acheminement des produits agricoles et de la pêche vers plusieurs centres de consommation, dont Kabinda, Ngandajika et Kabwe.
La remise en service du bac Epamba, rendue possible avec l’appui d’un député national, est ainsi perçue comme un levier pour désenclaver les communautés riveraines et soutenir l’économie locale.
Luozi isolé après la panne du bac sur le fleuve Congo

Depuis près d’une semaine, le bac assurant la traversée du fleuve Congo à Luozi, dans la province du Kongo-Central, est à l’arrêt. Cette panne paralyse la liaison entre les deux rives et affecte gravement le quotidien des habitants ainsi que les activités socio-économiques du territoire.
Le transport des personnes et des marchandises est fortement ralenti, tandis que l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation devient de plus en plus difficile. De nombreux véhicules restent immobilisés sur les berges et des cargaisons s’accumulent en attente de traversée.
Le bac, dans un état de dégradation avancée, suscite l’inquiétude des usagers. Plusieurs organisations de la société civile affirment avoir alerté à maintes reprises les autorités, sans obtenir de solution.
« Chaque année, nous lançons des alertes. Le bac de Luozi est dans un état de dégradation très avancé. Pourtant, le seul petit bac encore opérationnel continue d’assurer la traversée des véhicules, malgré tous les risques. Le gouvernement attend-il qu’un accident mortel se produise avant d’agir ? », dénonce Dieu-le-Veut Dilambanzila, coordonnateur territorial du mouvement citoyen du 24 mars Le Sang de Kasavubu.
Les conséquences se font déjà sentir : agriculteurs et petits commerçants éprouvent d’énormes difficultés à écouler leurs produits.
« Nous avons beaucoup de produits à vendre : cossettes de manioc, oranges, oignons… Tout cela est en train de pourrir faute de bac pour traverser », témoigne un agriculteur.
Cette panne est d’autant plus préoccupante que ce bac était le seul encore opérationnel pour relier les zones agricoles de cette partie du territoire. La société civile appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir la liaison et doter Luozi d’une nouvelle infrastructure.
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