RDC : Après sa démission, Basengezi insiste sur la “dépolitisation” de la CENI

Dans sa lettre de démission datant du 3 juin adressée à Joseph Kabila, Norbert Basengezi, ancien vice-président de la centrale électorale a de nouveau insisté sur la “dépolitisation” de la CENI.

Il estime que cette institution devrait être dirigée rien que par les acteurs de la société civile.

« La CENI devra-t-elle continuer à être composée conformément à l’article 10 de sa loi organique ou il faut une CENI des experts ayant une expérience au sein ou en dehors de cette institution ? Pour ma part, je suis partisan de la dépolitisation de la CENI. Celle-ci regorge aujourd’hui en son sein de nombreux experts qui peuvent dans le futur promouvoir la plus grande école électorale de l’Afrique », écrit Basengezi à Kabila.

Au cours des journées électorales organisées en mai dernier aux assemblées provinciales du Nord et Sud-Kivu, Norbert Basengezi avait déjà martelé sur la dépolitisation la CENI.

«Il y aura une réforme de la CENI. Parce qu’il y a un débat sur est-ce ça doit être politisée ou ça ne doit pas être politisée. Mon point de vue est que la CENI ne devrait pas continuer à être politisée. Il faudrait une CENI d’expert comme on en a en Namibie, au Botswana ou sous d’autres cieux», ajoute-t-il.

Avant d’occuper le poste de vice président de la centrale électorale, il a été 2ème vice-président de la Commission Électorale Indépendante (CEI) en Charge de l’Inscription des électeurs et des candidats (2003-2008). Membre du Comité Exécutif National, du Conseil National et du Bureau Politique du PPRD, il a été également député National PPRD, élu à Walungu.

La CENI est composée de 13 membres désignés par les forces politiques de l’Assemblée Nationale à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre délégués dont une femme par l’opposition politique. La société civile y est représentée par trois délégués. Ces 13 membres constituent la plénière de la CENI. Pour sa part, le Bureau de la centrale électorale est composé de six membres dont au moins deux femmes, l’une issue de la majorité et l’autre de l’opposition politique.

Pour Basengezi l’accord de la Saint Sylvestre a encore une « certaine force » contre la révision constitutionnelle

Norbert Basengezi a présenté à Joseph Kabila, le chef de son parti politique (PPRD) sa lettre de démission de ses fonctions à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Il lui a rappelé la nécessité d’amorcer les réformes notamment de la constitution, mais qui d’après Basengezi, ne pourra pas être facile compte tenu d’une « certaine force » que revêt encore l’accord de la Saint Sylvestre qui interdit la révision de la constitution.

« En quittant, nous laissons un débat derrière nous concernant les élections locales et les différentes réformes qui doivent être amorcées. Parmi ces réformes figurent notamment la modification du mode des scrutins des élections de sénateurs, de gouverneurs et vice-gouverneurs de province. En ayant à l’esprit que l’accord de la Saint Sylvestre qui interdit toute révision constitutionnelle semble avoir jusqu’à ce jour une certaine force et que toute révision de la constitution pourtant constitutionnelle suscite débat, il faudra beaucoup de courage pour engager des réformes. Sinon, nous allons arriver en 2023 avec les mêmes débats qui appellent à ces réformes sans issue », dit l’ancien vice-président de la CENI dans la correspondance datant du 3 juin.

Les réformes suggérées devraient aussi permettre de « dépolitiser » la CENI.

« La CENI devra-t-elle continuer à être composée conformément à l’article 10 de sa loi organique ou il faut une CENI des experts ayant une expérience au sein ou en dehors de cette institution ? Pour ma part, je suis partisan de la dépolitisation de la CENI. Celle-ci regorge aujourd’hui en son sein de nombreux experts qui peuvent dans le futur promouvoir la plus grande école électorale de l’Afrique », écrit Basengezi à Kabila.

Avant d’occuper le poste de vice président de la centrale électorale, il a été 2ème vice-président de la Commission Électorale Indépendante (CEI) en Charge de l’Inscription des électeurs et des candidats (2003-2008). Membre du Comité Exécutif National, du Conseil National et du Bureau Politique du PPRD, il a été également député National PPRD, élu à Walungu.

La CENI est composée de 13 membres désignés par les forces politiques de l’Assemblée Nationale à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre délégués dont une femme par l’opposition politique. La société civile y est représentée par trois délégués. Ces 13 membres constituent la plénière de la CENI. Pour sa part, le Bureau de la centrale électorale est composé de six membres dont au moins deux femmes, l’une issue de la majorité et l’autre de l’opposition politique.

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