À quelques heures de la rentrée parlementaire, l’Assemblée nationale a honoré la mémoire de l’un de ses piliers de la législature en cours, Chérubin Okende, assassiné il y a plus de deux mois dans des circonstances non encore élucidées.
C’est dans la salle de plénière qu’une photo du député national Chérubin Okende et un bouquet de fleurs ont été placés dans son siège habituel qu’il occupait à l’hémicycle du Palais du peuple de la République démocratique du Congo.
Chaque député national cherche à s’incliner devant cette photo pour saluer la mémoire de celui qui était à la base de plusieurs initiatives parlementaires.
Âgé de 61 ans, Chérubin Okende était député, ancien ministre des Transports et Voies de communication. Il fut également porte-parole du parti politique Ensemble pour la République de l’opposant Moïse Katumbi. Son corps a été retrouvé criblé de balles dans son véhicule dans la commune de la Gombe.
L’autopsie a été déjà été faite pour cerner les contours de son assassinat et retrouver les auteurs de ce crime odieux.
L’affaire est toujours en cours au niveau de la justice militaire.
Sénat : Bahati ouvre la dernière session de la législature et rend hommage à Chérubin Okende

Modeste Bahati Lukwebo a ouvert, vendredi 15 septembre 2023, la dernière session de cette législature, essentiellement budgétaire pour l’exercice 2024.
Il a appelé les sénateurs à accomplir leur mission avec abnégation, comme ils l’ont toujours fait. Ce, après trois mois des vacances parlementaires.
Au gouvernement, il a demandé que le budget 2024, le dernier de cette mandature, arrive au bon moment pour permettre aux parlementaires de bien l’examiner. Et il a souhaité que ce budget tienne compte de la conjoncture.
Hommage à Chérubin Okende
Le président du Sénat a fait observer une minute de silence en mémoire de Chérubin Okende et bien d’autres sénateurs décédés, notamment Valentin Sessanga, Albert Nzuvu…
Des élections
Quant au chapitre des élections, le speaker de la chambre haute a secoué le gouvernement à qui il a appelé à décaisser les fonds pour permettre à la Ceni d’organiser ce scrutin conformément au calendrier du 26 novembre 2022.
Du côté sécurité, il a déploré l’activisme du M23 au Nord-Kivu, des groupes armés en Ituri, ainsi que les conflits intercommunautaires à l’Ouest, les phénomènes Kuluna, kidnapping… ce qui constitue une menace à la stabilité nationale, susceptible de compromettre la bonne tenue des élections.
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