RDC-CASE : l’alignement de quelques candidats de l’opposition au processus électoral ne confère à la CENI ni crédibilité, ni inclusivité, moins encore la confiance du peuple congolais.

LA REPRISE DES HOSTILITÉS AU NORD-KIVU EST UN FACTEUR SUSCEPTIBLE DE FAVORISER UN GLISSEMENT IMPROMPTU DES ÉLECTIONS.

La CASE a pris acte des derniers développements autour du processus électoral en République Démocratique du Congo et plus particulièrement de l’engagement tardif de certains candidats déclarés à l’élection présidentielle. Ces faits qui se justifient par la crainte chez certaines personnalités de l’opposition de se voir politiquement exposées à la diabolisation par le pouvoir dans l’objectif de les opposer à leurs électeurs, sont des résultats d’un choix politique que chaque personnalité assumera devant Dieu et devant le peuple congolais.

La CASE respecte donc la décision des différents acteurs politiques congolais tout en attirant leur particulière attention sur les faits suivants:

Ils s’engagent dans un processus corrompu d’avance du fait de ses animateurs illégitimes pour les uns et illégaux pour les autres;

Monsieur DENIS KADIMA s’illustre, depuis sa prise de fonction, en agent d’exécution d’un agenda politique bien connu. Jouissant du soutien du pouvoir, il méprise et se moque éperdument des opposants politiques congolais ;

Quels que soient les efforts que vous déploierez sur le terrain, la CENI-Kadima est une institution politiquement et techniquement robotisée par le pouvoir au seul logiciel de la victoire du candidat de l’Union Sacrée ;

Tous les agents et cadres nommés dans les différents Secrétariats Exécutifs provinciaux et les antennes sont des personnes recommandées par le parti présidentiel et ses partenaires de l’Union Sacrée dans l’objectif de ne servir qu’une seule cause, celle du pouvoir de Monsieur Félix TSHISEKEDI ;

Le parti présidentiel (UDPS) a aligné environ 500 candidats députés nationaux avec l’ambition d’arracher, par des moyens frauduleux, une majorité au parlement. Il appartiendra donc à ce parti de décider de qui sera proclamé élu à tous les niveaux ;

Le fichier électoral est inexistant. Les quelques données disparates font partie d’un colmatage arbitraire qui servira à la fabrication des résultats électoraux. C’est la raison pour laquelle la CENI s’est enfermée sur le dossier sans aucune possibilité d’audit ;

Le financement des élections est régulièrement détourné par Monsieur Denis Kadima avec désormais la complicité de toute la chaîne de dépense du trésor. Ce processus est tracté sans avoir épongé les arriérés de salaire des anciens agents et pour lesquels le décaissement avait pourtant déjà été effectué par le gouvernement ;

La CENI elle-même a récemment fait fuiter sa correspondance adressée au Président de République, attestant que tous les indicateurs penchaient pour le glissement du calendrier électoral.

La CASE fait remarquer aux acteurs engagés dans le processus électoral que la guerre déclenchée depuis quelques heures dans le Nord-Kivu contre le M23 est un facteur défavorable à la bonne administration de l’actuel cycle électoral.

La CASE condamne le manque de concertation nationale autour de la décision prise pour la généralisation des offensives militaires à quelques semaines des élections. Tout en souhaitant que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo maintiennent leur supériorité opérationnelle et toute la force de frappe voulue contre les agresseurs, la CASE craint que le retour à la guerre ne favorise pas la tenue des élections dans le délai Constitutionnel.

La CASE invite le peuple congolais à une plus grande vigilance face à une CENI incorrigible, une classe politique de toutes les surprises et un Gouvernement de tous les risques.

 


case election / Provinces26rdc.com

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