RDC – Dépréciation de la monnaie nationale : 1 $ US à franchi la barre de 2010 FC

Le Franc Congolais a dégringolé depuis quelques mois. En mars avant la pandémie du covid-19, un dollar américain valait 1700 FC. Aujourd’hui, il vaut 2010 FC sur le marché de change. Les assurances données, il y a peu par la Banque centrale du Congo (BCC), sont restées vaines car n’ayant produit aucun effet.

Mais pourquoi cette chute du franc congolais ? Plusieurs causes expliquent cette dépréciation notamment: l’absence de la production des biens et services, la forte demande des devises par les opérateurs économiques, l’incapacité de la BCC à approvisionner les banques commerciales et le recours à la planche à billets, une solution suicidaire pour l’économie du pays car, une masse monétaire en circulation et non proportionnelle à la production, entraîne l’inflation.

Avec une économie congolaise fortement ‘’dollarisée’’, on observe une flambée de prix des biens sur le marché. Surtout les prix des produits de première nécessité pendant cette période de covid-19. Le dollar américain étant la monnaie de référence et de toutes les transactions en RDC, il devient ainsi rarissime sur le marché de change.

D’où, la surchauffe. En trois mois, le Franc a connu 20% de dépréciation. Le taux d’inflation annuelle pourra dépasse 15% d’ici à la fin de l’année si l’on y prend garde. Le pire est donc à craindre.

La léthargie et la politique de bouc émissaire

Le gouverneur de la BCC, Déogracias Mutombo a trouvé l’occasion de s’excuser. Il y a deux jours, il accusait les miniers de n’avoir pas rapatrié les devises depuis des mois. C’est maintenant qu’il se rend compte que le Code minier impose aux opérateurs, le rapatriement d’une partie de devises non, pour l’Etat congolais, mais pour effectuer leurs propres opérations (acquisition des intrants, des équipes, paiement du personnel, impôts et taxes et autres dépenses). La BCC promet de lancer un ultimatum aux miniers afin de les contraindre à rapatrier les devises. On peut se poser la question sur le travail du ministre des Mines. Au lieu de travailler sur les vrais dossiers de son secteur, Willy Kitobo préfère aller visiter les syndicalistes dans l’ex-Katanga plusieurs fois pendant cette période de covid. Vadrouille!

L’autre tâche qu’il s’est assigné, la vulgarisation du Code minier à travers des ateliers et des conférences de presse. Une propension à la distraction et à la diversion. Le gouvernement doit revoir ses méthodes de travail pour plus d’efficacité et de résultats.

 

 

ouragan fm/Provinces26rdc.net

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