RDC : Dépréciation du franc congolais face au dollar américain la semaine du 30 mars au 06 avril

Le Franc congolais accuse une légère dépréciation par rapport au dollar américain, en se changeant à 1.766 (mille sept cent soixante-six) FC au marché parallèle de Kinshasa, la semaine du 31 mars au 06 avril, contre 1.762 (mille sept cent soixante-deux) FC la semaine du 24 au 30 mars dernier, a constaté l’ACP à l’issue d’une ronde effectuée sur les différents marchés de change.

Dans les communes avoisinant celle de la Gombe, le taux du dollar américain par rapport au franc congolais est resté par contre stable et se négocie à 1.740 (mille sept cent quarante) ou 1.730 (mille sept cent trente) FC au cours de la période sous examen.

Selon les cambistes contactés par l’ACP, cette légère dépréciation découle de la psychose créée par la mesure de confinement de la population, à la hausse des prix des produits de première nécessité, de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, laquelle a commencé depuis le 15 mars dernier sur l’ensemble du territoire national.

Pour rappel, la Banque centrale du Congo (BCC) avait relevé à la même période en 2019, la pérennisation de la stabilité du taux de change sur les différents segments du marché.  Le 28 février 2019, le dollar américain s’est échangé à 1.637,01 FC et 1.660,83 FC, respectivement à l’interbancaire et au parallèle, soit une appréciation mensuelle des 0,06% et une dépréciation de 0,17%.

Au 19 mars de la même période, les taux de change à l’indicatif et au parallèle se sont fixés à 1.664,17 FC  le dollar américain, accusant respectivement une dépréciation de 0,25% par rapport à fin décembre 2018 et une appréciation de 0,65% contre les dépréciations de 1,59 % et 1,30% enregistrées à la période correspondante de 2018.

Des mesures d’encadrement du cadre macroéconomique

Le gouvernement à travers le ministère du Plan, a démarré les travaux d’élaboration d’un programme d’urgence de transition économique en vue de faire face aux effets pervers de la pandémie COVID 19 qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).

Il entend, à travers ce  programme,  fédérer toutes les mesures tangibles et opérationnelles proposées par les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les résultats de l’étude empirique en cours sur l’évaluation des impacts macroéconomiques et microéconomiques du coronavirus sur l’économie congolaise afin de les capitaliser.

Cette évaluation, a-t-il dit, permettra d’identifier les canaux de transmission de ce choc sanitaire sur l’économie, en vue de renforcer le diagnostic du programme et de formuler des mesures d’urgence pour atténuer les impacts du COVID 19 sur les conditions de vie de la population.

Il s’agit, pour le gouvernement, d’estimer et trouver des ressources budgétaires et financières supplémentaires, assurer la disponibilité des fonds pour les unités de prestation de services et les décaisser efficacement et d’une manière transparente et assurer la continuité des activités en cas d’absence massive du personnel.

Selon le secrétaire général au Plan, la pandémie coronavirus constitue un danger sur l’économie de la RDC du fait  que ses effets peuvent à coup sûr, occasionner la perte de la croissance économique par la réduction des investissements et des exportations, la baisse des recettes publiques et l’expansion de la dépense. Il s’agit également de la dépréciation du taux de change et l’accélération de l’inflation, la baisse des réserves de change  et des échanges commerciaux et la baisse du pouvoir d’achat de la population.

Il convient de relever que la pandémie de coronavirus est venue enfoncer les économies des pays d’Afrique dont la mobilisation des recettes est tributaire des exportations des produits miniers, agricoles et forestiers qui, du reste sont frappées par la récession de l’économie. La République Démocratique du Congo, n’est pas épargnée de ces effets pervers.

Par ailleurs, les recettes provenant des régies financières sont et doivent être revues à la baisse du fait de la fermeture des magasins et usines existantes.

Selon un expert, le gouvernement doit recourir aux négociations avec les différents bailleurs pour obtenir des subsides et plaider pour l’annulation des intérêts sur les dettes contractées en 2019 afin de permettre à l’Etat de réinvestir dans d’autres projets productifs, notamment l’agriculture, l’élevage et la psyculture.

ACP/provinces26rdc.net

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