RDC-Dialogue inclusif : Lisanga Bonganga rejette toute participation de l’AFC/M23 et avance 10 raisons

Ce  lundi 27 juillet 2026- Le coordonnateur national du Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), Jean-Pierre Lisanga Bonganga, s’est fermement opposé à toute participation des groupes armés, en particulier de l’AFC/M23, au dialogue inclusif que le président Félix Tshisekedi entend convoquer pour favoriser la cohésion nationale.

Dans une déclaration politique rendue publique samedi 25 juillet, Lisanga Bonganga a réaffirmé le soutien de son regroupement à l’initiative du chef de l’État, tout en estimant que les mouvements rebelles ne devraient en aucun cas être associés à ces assises. Selon lui, le dialogue doit réunir les Congolais de bonne foi et non ceux qui ont choisi la voie des armes.

Avant d’aborder le fond de sa position, le responsable du RCET-CPS a rendu hommage aux millions de Congolais tués depuis le début des conflits dans l’Est du pays ainsi qu’aux militaires des FARDC tombés au front. Il a également salué les combattants Wazalendo, qu’il a qualifiés de « vaillants défenseurs de la patrie », pour leur engagement en faveur de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Se présentant comme un héritier politique d’Étienne Tshisekedi et défenseur des idéaux de paix et de non-violence, Lisanga Bonganga estime que la participation de l’AFC/M23 au dialogue serait contraire aux principes qui ont guidé les précédents processus de paix en RDC.

Pour justifier sa position, il énumère dix arguments. Il rappelle notamment les résolutions adoptées lors de la Conférence nationale souveraine et du Dialogue intercongolais de Sun City, qui consacraient le principe selon lequel l’accession au pouvoir par les armes ne devait plus jamais être tolérée. Il évoque également les mesures de brassage et d’intégration des anciens belligérants dans les institutions nationales, ainsi que les lois d’amnistie adoptées pour tourner la page des conflits passés.

Jean-Pierre Lisanga Bonganga souligne par ailleurs que plusieurs dirigeants de l’AFC/M23 font l’objet de sanctions internationales et que la justice congolaise a déjà condamné certains responsables, notamment Corneille Nangaa et Joseph Kabila, estimant qu’il serait incohérent de remettre en cause ces décisions en les conviant à un dialogue politique.

Le coordonnateur du RCET-CPS accuse également les groupes rebelles d’être responsables de graves exactions contre les populations congolaises et remet en question leur loyauté envers la RDC. Il affirme que leur agenda servirait davantage les intérêts du Rwanda que ceux du peuple congolais, en s’appuyant sur les déclarations du président rwandais Paul Kagame concernant le M23 et les territoires situés dans l’Est de la RDC.

Il sied de noter qu’en conclusion, Jean-Pierre Lisanga Bonganga maintient que le dialogue inclusif souhaité par le président Félix Tshisekedi ne peut réussir qu’en rassemblant les forces politiques et sociales attachées à l’unité nationale, sans la participation des groupes armés qu’il considère comme responsables de l’instabilité et des violences dans le pays.

Provinces26rdc.com

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