La Justice de la République démocratique du Congo a reconnu Didier Mazenga, ministre du Tourisme, secrétaire général chef du Parti lumumbiste unifié (Palu), a indiqué le coordonnateur du collectif des avocats de ce parti, au cours d’un point de presse animé lundi à Kinshasa, la capitale du pays.
« Il n’existe qu’un seul Palu. Il n’existe qu’un seul secrétaire général légitime : Didier Mazenga Mukangazu. La question est définitivement tranchée sur le plan juridique. Toute utilisation illégale du nom, des emblèmes ou de l’identité du parti constitue une violation de la loi. C’est dans ce cadre qu’une plainte a été déposée pour usurpation de pouvoir et usage de faux à la Cour de cassation contre le député national Willy Makashi », a déclaré Me Fidèle Bula, coordonnateur du collectif des avocats du Palu
« Nous appelons au respect strict des décisions de justice, à la responsabilité politique et à l’unité autour des institutions légales du parti. Le Palu reste engagé dans sa mission politique au service de la Nation », a-t-il ajouté.
Le coordonnateur du collectif des avocats a rappelé qu’après le décès du patriarche Antoine Gizenga, le Palu a connu une période de turbulences internes. Pour y mettre fin, un troisième congrès extraordinaire avait été organisé, au cours duquel Didier Mazenga Mukangazu a été élu à l’unanimité comme secrétaire général, chef du parti
Selon lui, cette légitimité a été contestée par un courant dissident conduit par Willy Makashi. Ainsi, conformément à la loi, le différend a été soumis à la justice, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Matete, qui a rendu un jugement clair : cessation immédiate de tout trouble et interdiction d’usage des symboles du Palu par la partie adverse. Ce jugement était exécutoire nonobstant tout recours.
En outre, a-t-il précisé, le ministère de l’Intérieur avait officiellement pris acte des résolutions du 3ème congrès établissant Didier Mazenga soulignant que toutes les voies de recours ont été épuisées, y compris devant la Cour de cassation de la RDC.
« Nous sommes face à un refus délibéré de respecter la justice. Personne n’est au-dessus de la loi, quel que soit son statut. La justice a parlé, point final : un seul Palu, une seule direction, la loi, rien que la loi. On ne gouverne pas un parti dans l’illégalité. Les décisions de justice ne se commentent pas, elles s’appliquent », a martelé Me Bula.
Par ailleurs, abordant la question de la révision de la Constitution de 2006, actuellement en débat, il a indiqué que son parti est favorable à la modification de certaines dispositions.
« Une commission statistique est mise sur pied pour identifier les dispositions susceptibles d’être modifiées, et nous soumettrons nos propositions au Président de la République, habilité à décider », a-t-il conclu.
ACP/Provinces26rdc.com
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