En marge des travaux de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), la République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans son intégration monétaire au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, a signé, le 18 septembre à Nairobi, un mémorandum d’entente entre les banques centrales des États membres de l’EAC consacré à la convertibilité des monnaies et au rapatriement des devises.
La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la Banque de Tanzanie, Emmanuel M. Tutuba. Par cette signature, Kinshasa rejoint un dispositif régional destiné à faciliter les transactions entre les économies de la sous-région et à renforcer la coopération entre leurs institutions monétaires.
L’adhésion de la RDC intervient dans un contexte d’intensification des échanges commerciaux avec les pays de l’EAC. Le mécanisme doit notamment contribuer à faciliter les paiements transfrontaliers, en réduisant les coûts et les délais liés aux opérations de change et aux transferts de fonds entre les différents marchés.
Au-delà de la question de la convertibilité des monnaies, l’accord vise également à améliorer la traçabilité des flux financiers. Pour les banques centrales signataires, l’enjeu est de disposer d’un cadre plus intégré permettant de sécuriser les transactions et de renforcer la coopération dans la gestion des opérations monétaires transfrontalières.
Avec le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya et le Soudan du Sud, la RDC rejoint ainsi le mécanisme régional de convertibilité des monnaies et de développement des paiements transfrontaliers.
Cette démarche s’inscrit plus largement dans la stratégie d’intégration économique portée par l’EAC, dont la RDC est devenue membre en 2022. Pour Kinshasa, l’intégration progressive des systèmes de paiement et la facilitation des échanges constituent des leviers importants pour accompagner l’augmentation des relations commerciales avec les autres économies de la communauté.
La mise en œuvre effective du mémorandum devra toutefois passer par l’harmonisation des procédures et des dispositifs techniques entre les différentes banques centrales et institutions financières concernées. L’objectif affiché reste de parvenir à des transactions transfrontalières plus fluides, plus transparentes et moins coûteuses au sein de l’espace communautaire.
LePotentiel / Provinces26rdc.com
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