RDC-Équateur : mauvais pronostics sur la reproduction des chenilles à Ingende

Une faible reproduction des chenilles a été annoncée lundi pour la saison prochaine dans la zone forestière d’Ingende, un territoire de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République Démocratique du Congo, a appris l’ACP de source locale (ramasseur de chenilles).

«Il y a deux saisons que nous avons constaté une faible reproduction des chenilles dans notre contrée. Certains signes climatiques nous révèlent également que la prochaine saison sera infructueuse, surtout avec la coupe incontrôlée des arbres pouvant produire les chenilles», a déclaré Manix Mola, ramasseur de chenilles, habitant d’Ingende.

Il a souligné, d’une part, la faible reproduction et, d’autre part, la rareté de certaines espèces. Selon cette prédiction, il a dit : «La reproduction, bonne ou mauvaise, des poissons pendant la saison sèche prédit ce que sera celle des chenilles. Malheureusement, une déplorable saison sèche a été constatée en février dernier. La régularité des pluies est un facteur influent sur la production des chenilles».

Il a ajouté : «Au-delà de la mauvaise reproduction qui se prédit, il y a la disparition de plusieurs espèces de chenilles dans cette partie de la forêt. Les causes de cette disparition restent inconnues pour les villageois. Certains attribuent la responsabilité aux coupeurs qui éliminent des arbres sans aucune considération pour la reproduction des chenilles».

Économiquement, M. Manix Mola a souligné la baisse d’intérêt que la mauvaise reproduction des chenilles a entraînée ces dernières années. «La première conséquence est la rareté, la seconde est la flambée des prix sur le marché et, enfin, un faible intérêt comparativement aux années antérieures.»

Un autre aspect relevé par ce ramasseur est la surpopulation. Selon lui, l’aspect démographique a joué un rôle important dans la baisse de reproduction des chenilles. «Comme il y a chômage, la fabrication de braises est devenue une activité économique pour plusieurs personnes, ce qui entraîne le massacre des arbres de reproduction, surtout la coupe d’un arbre appelé Bonsege, qui produit les chenilles appelées communément (Mpila Ngwabi soit Bankonzo) pour la fabrication des braises. En outre, il y a l’aspect famine pour les populations. Sans poissons ni viandes suffisants, elles se précipitent sur les chenilles avant leur maturation pour la consommation. D’où l’aspect économique qui connaît une chute remarquable de ces produits».

Il a souligné : «Plus les arbres seront coupés sans respect des besoins des communautés locales, plus les chenilles deviendront rares dans la zone».

Rappelons que les chenilles sont des produits de commerce qui rapportent de grands bénéfices, comme les poissons et les champignons, dans les grands centres. Continuer à couper des arbres sans respect entraînera la disparition totale des chenilles dans notre contrée, et celles-ci resteront une histoire à raconter aux générations futures.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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