L’épidémie d’Ebola vient de franchir la barre des 1 500 décès officiellement recensés selon le dernier bilan des autorités. La maladie, qui sévit dans cinq provinces de l’Est, a enregistré plus de 3 400 cas confirmés depuis sa déclaration il y a moins de trois mois
C’est une propagation sans précédent. Face à cette situation, les experts des Nations unies appellent à un renforcement massif de la riposte. Pour Julien Harneis, nommé il y a tout juste un mois coordinateur des Nations unies pour la lutte contre Ebola et basé à Bunia en Ituri, épicentre de l’épidémie, le virus est impitoyable.
« Les efforts déployés jusqu’ici ne signifient pas que nous sommes en train de le vaincre. Tout le travail accompli ne suffit pas encore. Au cours des dernières 24 heures, 50 personnes sont mortes d’Ebola au Congo et le nombre de cas augmente de façon exponentielle, doublant tous les 20 jours. Cette progression est bien plus rapide que celle de notre réponse. L’écart entre l’épidémie et notre riposte se creuse. C’est pourquoi, en soutien au gouvernement, j’appelle à une intensification de l’intervention à tous les niveaux, qu’il s’agisse des Nations unies, des organisations non gouvernementales ou des États membres. Nous devons renforcer massivement notre réponse, tant en termes de fournitures, notamment les équipements spécialisés comme les protections individuelles, que de personnel, qu’il s’agisse de spécialistes médicaux ou de logisticiens », explique-t-il, interrogé par notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi.
Il appelle les États membres à maintenir les frontières ouvertes afin que « nos équipes puissent se rendre au Congo pour intervenir et que nous puissions acheminer le matériel rapidement et librement, tout en permettant à nos collègues de rentrer chez eux une fois leur mission terminée. »
rfi / Provinces26rdc.com
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