Trois miliciens du groupe d’auto-défense Zaïre ont été arrêtés et trois autres interpellés lundi 5 août. Ils sont soupçonnés d’être de connivence avec les rebelles du M23.
Ces arrestations et interpellations constituent le premier résultat des enquêtes en cours, menées à Tchomia par l’auditorat supérieur près la cour militaire, après les attaques simultanées de ce groupe armé, contre les positions de la Force navale le mercredi 31 juillet, à Kasenyi et Tchomia, sur le littoral du Lac Albert.
Ces présumés criminels sont poursuivis pour crimes de guerre, meurtre et participation à un mouvement insurrectionnel.
D’après des sources judiciaires, des jeunes munis des fusils, membres du groupe d’autodéfense Zaïre, se sont organisés en deux groupes, pour attaquer simultanément mercredi dernier, les positions de la Force navale à Kasenyi et Tchomia.
Leur objectif, selon les enquêteurs, était de se ravitailler en armements et munitions pour déloger les forces régulières dans toute la région située sur le littoral du lac Albert, à la frontière lacustre avec l’Ouganda.
Ils devraient y parvenir après avoir reçu une formation militaire des instructeurs rwandais proches du M23 à Mbua, à quelques kilomètres de Tchomia.
Poursuites judiciaires
Patrick Tibasima Gabunga, un des miliciens Zaïre, qui a réussi à s’échapper le jour de l’attaque de Tchomia, appelle ses compagnons d’armes à se rendre aux autorités pour contribuer à la construction de la paix dans la région.
L’avocat général à l’auditorat supérieur militaire indique qu’une information judiciaire est ouverte contre le général auto-proclamé de cette milice Mandro, l’ancien seigneur de guerre, chef Kawah Panga Mandro, en fuite, et d’autres leaders de ce mouvement armé, notamment Arali, Seta Malyamungu Lutula
Deux militaires FARDC ont été tués et d’autres blessés lors des attaques simultanées lancées le mercredi 31 juillet par des hommes armés sur des positions de la force navale à Kasenyi, Tchomia et Sabe, sur le littoral du lac Albert en Ituri.
Vendredi 2 août, l’Association culturelle ENTE, qui représente le peuple Hema, a appelé la MONUSCO à mener une enquête indépendante sur les événements survenus à Tchomia.
Irumu : plus de 100 véhicules bloqués entre Komanda et Mungamba sur la RN4

Plus de cent véhicule poids lourds sont bloqués depuis près de dix jours maitenant sur la Route nationale numéro 4, tronçon Komanda-Mungamba, long d’au moins 25 kilomètres à l’ouest du centre de Komanda dans le territoire d’Irumu (province d’Ituri).
Des usagers de cette route qui se sont entretenus avec MediaCongo Press (MCP) ont affirmé que ces véhicules en provenance des villes de Kisangani, Bunia, Beni et Butembo sont stationnés à la hauteur des localités de Takumanza et Mungamba en chefferie des Walese-Vonkutu. ”La route au niveau de Takumanza est dans un état de délabrement moi même j’ai fait cette route j’ai vu plus de 100 véhicules bloqués sur place », commente un usager ce lundi 5 août 2024.
L’ONGD-H Comité associatif résolu pour la défense des droits de l’homme (COARDHO) corrobore la nouvelle. Il déplore cependant le silence du gouvernement provincial tant central face au cri d’alarme des usagers sur le délabrement de cette route. Alphonse Muthephare, un activiste des droits humains œuvrant dans cette structure craint le danger que courent ces engins roulants stationnés dans la région où sévit l’insécurité.
Dans le territoire de Mambasa dans la même province, des sources locales ont affirmé le week-end dernier le stationnement de plus de 500 véhicules sur l’axe Mambasa-Kisangani suite à l’état de délabrement de la route, conséquence des pluies qui s’abattent régulièrement sur cette région.
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