Le responsable de sous-division de l’Enseignement primaire, secondaire et technique de Djugu 2 (Ituri), Dabu Faustin, a déploré, lundi 4 septembre, que les conditions sécuritaires ne sont toujours pas améliorées pour permettre aux élèves et enseignants de fréquenter les écoles dans leurs milieux d’origine.
Cette autorité scolaire s’exprimait le jour de la rentrée scolaire, effectuée sur toute l’étendue de la RDC, alors que dans cette entité du territoire de Djugu, les écoles sont délocalisées dans la sous-division voisine en raison de l’insécurité qui persiste.
Cette situation perdure depuis plus de trois ans. Une quinzaine d’écoles de la sous-division Djugu 2 fonctionne à mi-temps dans la sous-division Djugu 1, plus sécurisée.
Les élèves de l’une de sous-division suivent les cours le matin et ceux de l’autre l’après-midi. Ces élèves déplacés ne peuvent pas étudier dans leurs localités, les écoles ayant été détruites ou incendiées par les groupes armés actifs dans le secteur de Walendu pitsi.
Cette situation inquiète le responsable de la sous-division Djugu 2, Dabu Faustin. Il se demande combien de temps cette situation inconfortable va-t-elle encore durer.
Dabu Faustin lance un appel au gouvernement :
« Pour le plaidoyer en tout cas en première position ce que nous avons toujours réclamé c’est la paix. Dans plusieurs coins les gens ont la peur de rentrer dans leurs milieux d’origine et pour ces écoles dont je vous parle c’est ça le vrai problème ».
Plus de 230 écoles ont été incendiées sur l’ensemble de la province de l’Ituri, selon le rapport d’évaluation de l’année scolaire dernière. La plupart se trouvant dans le territoire de Djugu.
Ituri : grève des enseignants à Irumu

La rentrée scolaire 2023-2024 n’a pas été effective ce lundi 4 septembre sur l’ensemble du territoire d’Irumu, province d’Ituri. Les écoles publiques n’ont pas ouvert leurs portes dans les 3 sous-divisions de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (Epst) suite à une grève de la synergie syndicale des enseignants déclenchée le jour même de la reprise des cours.
Dans certaines écoles publiques, les parents accompagnés de leurs enfants se bousculaient encore pour les inscriptions.
La synergie syndicale des enseignants confirme la poursuite de leur grève sèche et affirme que cette première journée a été respectée à plus de 90 %.
Dans une déclaration faite ce même lundi, la structure des enseignants a condamné les intimidations dont sont victimes certains enseignants de la part de leurs chefs d’établissements. Aux parents, la synergie demande de garder leurs enfants à la maison en attendant la réponse du gouvernement à leurs revendications.
Ces enseignants du territoire d’Irumu pour rappel, ont décrété une grève sèche suite notamment au retard du paiement de leurs salaires par le gouvernement à travers son partenaire l’ONG Caritas et la non-mécanisation de certains dont les noms figurent sur différents listings.
La Caritas contactée ne s’est pas encore prononcée.
L’école primaire Goria en territoire d’Irumu en Ituri © photo Reagan Lebisabo kakani/MCP, 04 septembre 2023.