Les élections générales sont prévues le 20 décembre prochain. C’est donc la dernière ligne droite pour la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui doit assurer le déploiement des matériels électoraux à travers le vaste territoire national.
Dans la province de l’Ituri, le déploiement des matériels électoraux risque d’être plus compliqué, la faute à la dégradation des infrastructures routières. S’il faudra utiliser la voie routière, la centrale électorale devra s’arracher les cheveux.
À ce jour, la route Bunia-Mahagi est dans un état de délabrement avancé. Les autres routes secondaires dans la zone sont dans le même état. En plus des attaques sporadiques des rebelles, la route Luna-Komanda est abandonnée depuis plusieurs années. Reliant les territoires d’Irumu et Mambasa, l’axe routier Komanda-Avakubi est dans un état piteux. Plusieurs dizaines de véhicules sont bloqués dans des bourbiers jonchant la chaussée.
Dans le territoire de Mambasa, le déploiement des matériels électoraux dans la partie sud se heurtera à la difficile traversée du pont Ituri 2, dont les travaux de réhabilitation traînent à être clôturés. Pour amener les matériels électoraux dans les chefferies de Bombo et Bandaka, il faudra emprunter une partie de l’axe Komanda-Avakubi, dans un état de délabrement sans nom. Complètement enclavées, les chefferies de Walese Karo et Walese Desse risqueront de connaître pire si les autorités de la CENI « n’anticipent pas le déploiement ».
Depuis mi-novembre, des pluies torrentielles s’abattent sur l’ensemble de la province de l’Ituri. Avec des routes en terre battu et un flux important, voyager par véhicule à travers la province de l’Ituri relève d’un véritable parcours de combattant. Les responsables provinciaux et territoriaux de la CENI pourront se rabattre sur les taxi-moto pour déployer les matériels électoraux.
Actu 7 / Provincs26rdc.com
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