La situation sécuritaire en Ituri se dégrade presque chaque jour et va du mal au pire depuis le 1er septembre 2022.
Une affirmation du député national Jackson Ausse Afingoto, élu du territoire d’Irumu, c’était au cours d’un entretien avec buniaactualite.cd
Joint au téléphone depuis Kinshasa la capitale congolaise, il indique que cette détérioration de la situation sécuritaire se caractérise par des affrontements des groupes armés entre eux d’une part et des attaques contre la population de d’autre part.
L’élu du peuple dénonce par ailleurs la multicite des barrières tracasserie contre la population civile déjà meurtrie par la guerre.
» Les barrières sont multipliées par 10 actuellement, Il est inconcevable de constater que dans un petit tronçon de 50Km seulement, les usagers déboursent plus de 50.000FC, les gens qui sont commis à ces différentes barrières perçoivent même chez les personnes qui fuient les attaques des groupes armés » regrette Jackson Ausse.
Tout en indiquant que cette situation de l’insécurité frappe en grande partie trois territoires dont Irumu, Djugu et Mambasa, il affirme également que les groupes armés contrôlent 3/4 de l’étendue de l’Ituri.
Ce qui justifie son plaidoyer pour la levée de l’état de siège dès la rentrée parlementaire de ce 15 septembre car selon lui, en dépit de cette mesure exceptionnelle décrétée depuis l’année dernière par le chef de l’Etat, plusieurs localités jadis contrôlées par les FARDC sont pour le moment occupées par les forces négatives.
M. Ausse appelle ainsi ses collègues députés nationaux à lutter ensemble pour que la gestion des provinces sous état de siège puisse revenir entre les mains des civils.
Ituri: La FEC menace de suspendre ses activités si le service de l’OCC ne ferme pas ses barrières à l’entrée de Bunia

Le conseil provincial de la Fédération des entreprises du Congo FEC en Ituri accorde un délai de 48 heures au service de l’Office congolais de contrôle OCC pour lever toutes ses barrières de perception installées aux entrées Nord et sud de la ville de Bunia, notamment à Lengabo, Muzipela et Dhele.
Une décision prise à l’issue de la réunion tenue par ce syndicat des opérateurs économiques ce jeudi 15 septembre 2022, en vue d’évaluer la mesure prise par le gouverneur militaire en début août dernier et qui avait abouti au scellage des bureaux des tous les services étatiques jugés tracasseurs au chef-lieu de l’Ituri.
Au cas contraire, la FEC menace non seulement de procéder à la fermeture des boutiques, magasins, stations services et autres établissements économiques, mais aussi de se retirer de tous les protocoles d’accords signés avec le gouvernement provincial, notamment la taxe additionnelle sur la consommation des produits pétroliers qui finance les travaux d’asphaltage de la voirie urbaine de Bunia.
«En date du 09 septembre 2022, la FEC a reçu contre toute attente et sans concertation, une lettre pour la réinstallation de l’OCC dans toutes les entrées de la ville, alors qu’il était censé être installé à la frontière et effectuer un contrôle au déchargement des marchandises » regrette Lucien Mulwiri, vice-président de la FEC Ituri.
À en croire en outre les propos de Daniel Mugisa, président du comité des importateurs des pétroliers dans cette province, l’OCC est accusé de tracasserie par les opérateurs économiques.
Malgré ces mesures, la FEC se dit «disposée » et «ouverte » à toute discussion.
Nos efforts pour entrer en contact avec les responsables de l’OCC incriminé n’ont pas payé.
Bunia Actualite / Provinces26rdc.com
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