RDC-Ituri : l’OMS et ses partenaires renforcent la riposte contre Ebola

Une délégation composée des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a effectué mardi une mission humanitaire dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), pour témoigner sa solidarité aux autorités provinciales dans la lutte contre cette maladie qui sévit dans cette partie du pays, a constaté l’ACP.

« Notre présence ici, c’est pour montrer notre solidarité au gouvernement de l’Ituri afin de mettre en place une riposte robuste pour la protection de la communauté », a déclaré docteur Marie Roseline Belizeire, directrice régionale de l’OMS Afrique, à l’issue des échanges avec la presse.

Selon cette responsable onusienne, plusieurs équipements ont été remis pour appuyer la réponse sanitaire dans les zones affectées. « Les dons sont constitués de 100 motos données par l’UNICEF, d’une ambulance ainsi que des kits de dignité remis par l’UNFPA », a-t-elle précisé.

Mme Belizeire a indiqué que l’ambulance permettra notamment le transfert des malades ainsi que des femmes enceintes vers les structures sanitaires appropriées. « Quel que soit l’endroit où se trouve une femme qui a besoin de cette ambulance, mais aussi tout patient dans la communauté, cette personne pourra être transportée dans des conditions dignes vers les centres de traitement et les centres de santé », a-t-elle dit. Face à la résurgence de l’épidémie, l’OMS et ses partenaires envisagent une approche décentralisée de la riposte dans les différentes zones de santé de la province.

« Toutes les zones de santé auront leur propre riposte afin de renforcer les capacités des médecins-chefs de zone et des équipes cadres », a indiqué la directrice régionale de l’OMS Afrique. Elle a également insisté sur le renforcement de la surveillance épidémiologique et de la communication communautaire afin de contenir rapidement la propagation de la maladie. « L’épidémie est sérieuse, mais ce n’est pas désespéré.

Avec l’appui et la participation de toute la communauté, nous pourrons mettre fin à cette épidémie le plus vite possible », a-t-elle déclaré. Évoquant les défis humanitaires liés notamment aux déplacements des populations, docteur Belizeire a appelé à une mobilisation collective pour protéger les communautés affectées.

« Les défis sont présents, mais tous ensemble, nous pourrons les surmonter afin de protéger cette population », a-t-elle conclu. L’épidémie d’Ebola Bundibugyo déclarée le 15 mai par le ministre congolais de la Santé est la dix-septième enregistrée. Il s’agit d’une variante génétiquement distincte des précédentes épidémies Bundibugyo de 2007 et 2012, issue directement d’un réservoir animal, selon le docteur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).

L’épidémiologiste insiste sur le rôle central de l’engagement communautaire, « déjà démontré lors des réponses récentes » pour lutter contre Ebola. Le renforcement des agents de santé communautaires est présenté comme un levier essentiel pour améliorer la détection précoce, la surveillance, la communication des risques.

 


ACP / Provinces26rdc.com

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