Vous le savez peut-être, l’ancien Seigneur de guerre Thomas Lubanga, accompagné de sa délégation de la “Task Force”, envoyé en province de l’Ituri pour sensibiliser les groupes armés négatifs dans cette partie qui sèment terreur et désolation dans le chef des habitants a été kidnappé.
D’après nos sources dans la zone, Thomas Lubanga, coordonnateur de cette “Task Force” mise sur pied par le président Félix Tshisekedi, a été kidnappé avec ses collaborateurs notamment Floribert Ndjabu, le général Germain Katanga, les deux officiers militaires colonels Lobho Justin, Lobho Kamuhanda, depuis l’après-midi de ce mercredi 16 février 2022, dans la région de Bambu, en territoire de Djugu en Ituri.
« La colère des miliciens est partie d’une tentative de bombardement du lieu où se tenait la rencontre entre cette délégation de la task force ainsi que les représentants de la milice CODECO dans cette région. C’est qui a créé la colère de leurs responsables et ils ont décidé d’arrêter Thomas Lubanga et ses amis qu’ils ont amené vers une destination jusque-là inconnue », témoigne une source sous anonymat.
Cette milice qui s’est exprimé dans la soirée exige la libération de ces membres de la “Task Force” par le remplacement du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant Général Jonhy Luboya N’kashama, qui selon eux aurait ordonné le bombardement de leurs positions.
Cette source révèle que la milice CODECO, a accepté l’invitation de la délégation qui a sollicité une rencontre de négociation. Cependant elle se dit très surprise de tentative de bombardements du lieu où la réunion se tenait par des troupes militaires. La milice CODECO, pense que cet acte aurait été commandité par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant Général Jonhy Luboya N’kashama.
« Ce n’est pas la première mission de cette délégation mais on n’a jamais enregistré de tel piége. Nous comprenons qu’il (Luboya N’kashama, Ndlr) n’a pas besoin de la paix en Ituri. On ne devrait pas perdre des vies humaines pour ça. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre en otage cette délégation qui est la source du problème.Pour la libération des ces otages, nous avons deux recommandations très capitale dont le départ du gouverneur militaire qui joue d’une politique de deux poids deux mesures et que le Président réponde positivement à notre cahier des charges qu’on suppose être sur sa table depuis 2019 », a déclaré une source au sein de cette milice citée par nos confrères de bunia-info24.net.
Avant leur pris en otage, Thomas Lubanga et sa fuite ont tenu un meeting pour sensibiliser les groupes armés pour le retour de la paix dans la localité de Bambu. Pour un rappel, cette faction de la milice CODECO, avait déjà d’ailleurs réfutée la mission de la “Task force”, qu’elle accusait de n’avoir pas qualité pour cette mission.
RDC-Ituri : 6 membres de Task Force dont Thomas Lubanga seraient enlevés par CODECO

L’information vient à l’instant d’être confirmée à buniaactualite.com par une source sûre, 6 membres de Task Force, cette équipe composée d’anciens seigneurs de guerre dépêchée par la présidence de la République pour sensibiliser les groupes armés, viennent d’être enlevés par une faction de CODECO.
Parmi eux Thomas Lubanga, le coordonnateur de l’équipe, Floribert Ndjabu, Germain Katanga, le président de l’UNADI Ayindu Bin Ekwale et deux Colonels de l’armée dont Justin Lobho et Lobho Kamuhanda.
Selon nos sources sur place, cette équipe était en pleine mission de sensibilisation à Bambu dans le territoire de Djugu où elle a même tenu un meeting populaire.
Après le meeting, Thomas Lubanga et ses compagnons ont émis le vœu d’échanger avec la faction de la milice CODECO active dans la zone pour les pousser à adhérer au processus de paix.
Alors qu’il étaient en pleine réunion, un hélicoptère de l’armée loyaliste a surgi dans la zone et a commencé à bombarder des positions rebelles, ce qui a crée la colère de leurs responsables et ils ont décidé d’arrêter Thomas Lubanga et ses amis qu’ils ont amené vers une destination jusque-là inconnue.
Aucune source officielle ne s’est encore prononcée par rapport à cette situation.
Ituri : pour relâcher Thomas Lubanga et sa suite, CODECO exige entre autres la fin de l’état de siège

On en sait un peu plus sur les exigeances posées par la milice CODECO avant de relâcher Thomas Lubanga et les autres membres de la structure dénommée Task Force, qui avait été dépêchée en Ituri par la présidence de la République pour sensibiliser les groupes armés à cesser les hostilités.
Dans un élément sonore que le porte-parole de cette milice a fait circuler sur les réseaux sociaux et que buniaactualite.com a authentifié, plusieurs exigences sont posées avant de laisser partir les 6 personnalités détenues.
Bassa Zukpa Gerson dont on reconnaît la voix dans cet enregistrement sonore, affirme que la décision de détenir Thomas Lubanga et ses compagnons a été prise après que l’armée ait procédé à des bombardements aériens de leurs positions au moment où ils étaient en pleine négociation.
« D’ailleurs nous avons protégé les gens de Task Force, si non ils allaient peut-être mourrir dans les bombardements et les médias du monde entier allaient nous accuser de les avoir tué » dit-il.
Pour M. Bassa, Thomas Lubanga et tous ses 5 amis détenus sont en lieu sûr et en bonne santé.
« Ils ne sont pas torturés, nous ne leur ferons aucun mal, ils sont en sécurité » soutient-il avant de poser les conditions de leur relâchement.
D’abord nous voulons être rassurés que le chef de l’Etat est réellement déterminé à régler la question sécuritaire de l’Ituri.
« Le même chef de l’État envoie une équipe pour la négociation, au même moment pendant que la négociation est en cours, il envoi une autre équipe pour bombarder ceux qui négocient. Si c’est l’option militaire, nous sommes prêts à nous battre, si c’est la négociation, faisons-la » indique Bassa Zukpa Gerson.
Autres préalables posés, la fin de l’état de siège en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu, la réponse à leur cahier des charges ainsi que l’implication personnelle du président Tshisekedi dans ce dossier.
« Nous allons garder ces gens de Task Force ici parce que le gouverneur militaire veut les tuer. C’est pour nous une manière de les protéger et tant que le chef de l’État ne s’est pas personnellement impliqué, ils vont rester ici » ajoute la même source.
CODECO exige enfin la libération de tous les prisonniers Lendu détenus à Bunia et ailleurs, mettant en garde contre toute tentative par l’armée de procéder à la libération forcée des otages.
Aux dernières nouvelles, l’un des otages qui a envoyé un message aux membres de sa famille indique qu’ils sont retenus dans la base des miliciens de l’Union des révolutionnaires pour la défense du peuple congolais URDPC, principale faction de CODECO, à Petsi dans le territoire de Djugu.
Prunelle RDC/Provinces26rdc.net
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