Les prix des denrées alimentaires de première nécessité connaissent une légère augmentation en cette période des fêtes de fin d’année dans les marchés de Kinshasa, nonobstant la suffisance des stocks disponibles. À quelques jours de Noël et de Nouvel an, les marchés de la mégapole peinent à s’animer. Le média en ligne non aligné l’a constaté ce mardi 20 décembre, à l’issue d’une ronde au marché central, communément appelé “Zando”.
Dans le grand marché, un poulet poids douze (12kg) qui se vendait il y a quelques semaines à neuf mille (9.000) CDF (soit 4.5 USD), se négocie actuellement à dix mille cinq cent FC (10.500 CDF) voire onze mille FC (11.000 CDF), soit 5.25 USD ou 5,5 USD.
Pendant ce temps, la situation reste similaire pour certains produits alimentaires, surtout ceux dont les Kinois consomment le plus souvent durant les fêtes de fin d’année, en l’occurrence le riz, la farine de maïs jaune et blanc, les haricots, l’huile végétale et autres.
Entre-temps, l’on constate avec indignation la réduflation (une technique de vente non loyale) dans la vente d’autres denrées alimentaires telles que les boîtes de conserve, les pains au lait, saucisses, la chikwang… au grand dam de cette population kinoise.
« Comme dans tous les autres marchés, ici aussi les prix ont un peu grimpé alors que le taux de change n’a presque pas bougé. Un dollar américain se négocie toujours autour de 20.500 à 20.700 francs congolais », s’est plaint un acheteur.
Aurélie, responsable dans une échoppe confirme la hausse des prix dans son commerce.
« En tant que gérante et en tant que consommatrice, j’ai constaté le même fait sur le marché. Beaucoup de prix ont augmenté. L’huile a augmenté. Des produits ont augmenté jusqu’à la farine alimentaire. Je peux dire que cela est peut-être lié à l’inflation du dollar américain sur le franc congolais », a-t-elle expliqué.
Par contre, pour certains commerçants rencontrés, les prix des produits de première nécessité n’ont pas pris l’ascenseur comme à l’accoutumée. Ces commerçants et autres vendeurs déplorent plutôt un manque inquiétant de clients qui, selon eux, attendent d’être payés pour faire des achats.
Dans les supérettes et lieux de négoce des denrées alimentaires du grand marché, où règne traditionnellement une grande affluence en cette période, les clients sont moins nombreux, même à cinq (5) jours de Noël.
Interrogé à ce sujet, Prospère, revendeur des vivres frais s’est dit serein, car, pour lui, le dernier virage n’est pas encore franchi.
« Pour nous qui vendons les poulets, viandes, poissons,… les clients viennent avec engouement seulement pendant quatre (4) jours, c’est-à-dire le 24 et le 25 pour Noël, et puis le 31 et le premier (1er) pour la fête de Nouvel an », a-t-il fait savoir.
Il faut noter que les prix des produits de première nécessité varient d’un marchand à un autre au moment où le Ministre ad intérim de l’Économie nationale Nicolas Kazadi avait prévenu « de ne tolérer aucune hausse de prix pendant cette période des fêtes » au terme de la ronde qu’il a effectuée en début de mois, dans différents entrepôts de grands importateurs pour palper du doigt le niveau des stocks disponibles.
Le conseil d’administration du FMI autorise un décaissement immédiat de 203 millions en faveur de la RDC en conclusion de la 3e revue de Facilité Élargie de Crédit

Conformément au programme de facilité élargie de crédit mise en place en faveur de l’économie congolaise, le Fonds Monétaire International vient d’autoriser un décaissement immédiat de 203 millions de USD dans le cadre de cet accord pour renforcer les réserves internationales en devises de la Banque Centrale du Congo (BCC), compte tenu des dégradations des perspectives économiques.
L’achèvement de cette troisième revue du programme de la Facilité Élargie de Crédit (FEC), évalué à 152,3 millions de DTS (Droits des Tirages Spéciaux) l’équivalent de 203 millions de dollars américains, a porté ce soutien financier à 609,2 millions de DTS soit environ 812 millions de dollars américains à ce jour.
Selon le FMI, l’environnement macro-économique de la RDC fait preuve de résilience remarquable malgré le marasme économique mondial et la guerre en Ukraine. Le PIB réel prévu à 6,6% en 2022. L’inflation projetait à plus de 12% en glissement annuel à la fin de cette année en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires à l’international, et du carburant amplifié par la guerre en Ukraine et les difficultés de chaînes d’approvisionnements qui frappent les puissances économiques notamment la Chine.
En outre, le FMI note une situation de compte courant excédentaire au premier semestre 2022 grâce à une augmentation de plus en plus soutenue des exportations, conduisant fin octobre à un niveau des réserves capables de couvrir deux mois d’importations, bien au-dessus de l’objectif fixé avant la mise en place de ce programme.
À l’issue de ce conseil, le directeur général adjoint du FMI, M. Okamura, a souligné que “les performances macroéconomiques en 2022 sont solides, malgré des chocs récurrents ». « La croissance est robuste et les amortisseurs externes se sont renforcés, malgré la hausse des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires. La performance au titre de l’accord de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) reste satisfaisante. Alors que les perspectives de croissance restent favorables en 2023, les risques à la baisse émanent des chocs défavorables sur les termes de l’échange et du conflit dans l’Est”, a-t-il précisé.
Le programme de FEC mis en place par le FMI vise à soutenir l’économie congolaise en renforçant sa balance de paiement. Pour ce programme, un montant équivalent de plus de 1,5 milliard de USD devrait être accordé à l’économie congolaise en sept tranches pendant trois ans à contre-partie des réformes économiques et budgétaires proposés par le FMI. Et ce, depuis juillet 2021.
Conjoncture économique: les avoirs des banques commerciales chiffrés à 1,54 milliards, les dépôts bancaires de la clientèle à 11.190,2 milliards US à fin juillet 2022

Le rapport mensuel de la Banque centrale du Congo (BCC) sur la conjoncture économique en RDC, renseigne que les avoirs des banques commerciales se sont chiffrés à 258,1 milliards de Francs congolais à fin juillet 2022 en compte courant à la BCC, soit un taux d’accroissement mensuel de 9,0%, portant ainsi leur niveau à hauteur de 3.115,2 milliards de Francs congolais, en cumul annuel, soit l’équivalent de près de 1,54 milliards de dollars américains.
Ce rapport renseigne d’autre part qu’au cours de la même période, la réserve obligatoire en monnaie nationale notifiée, était de 2.375,6 milliards de Francs congolais, dégageant une position nette des avoirs en monnaie nationale des banques commerciales positive, de 739,6 milliards de Francs congolais.
Par contre, le niveau de la réserve obligatoire en devises étrangères, se situe à 128,4, millions de dollars américains, soit 258,4 milliards de Francs congolais, note encore le rapport sur la conjoncture économique de la BCC.
Les dépôts bancaires de la clientèle ont atteint 11.190,2 milliards US.
Dans ce même rapport, la Banque centrale du Congo renseigne que les dépôts bancaires de la clientèle en RDC ont enregistré une légère hausse mensuelle de l’ordre de 0,28 % pour s’établir à 11 190,2 milliards de dollars américains.
La même source informe que la structure des dépôts reste dominée par les dépôts des entreprises privées, qui représentent 36,7 % du total et que les crédits bruts ont enregistré une hausse de 2,9 %, en s’établissant à 4.802,2 milliards de dollars américains, contre un niveau de 4.668,7 millions de dollars américains à fin juin 2022. Cette croissance du volume des crédits, résulte notamment de l’augmentation des crédits aux entreprises publiques et aux ménages.
Actu 7 / Provinces26rdccom
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