RDC-Kinshasa : le Gouverneur Daniel Bumba évalue les solutions radicales contre les inondations sur Pont CABU

Le gouverneur Daniel Bumba a entrepris une visite de terrain le mardi 4 novembre 2025 pour évaluer l’impact des récentes pluies sur la voirie de Kinshasa, en particulier l’écoulement des eaux sur plusieurs artères récemment curées.

Sa première étape a été l’avenue Kasa-vubu, à l’intersection du boulevard Triomphal et de l’avenue Sendwe, où il a observé l’avancement des travaux de construction du pont Cabu, un projet visant à améliorer la canalisation des eaux pluviales.

Accompagné du ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics, Alain Tshilungu, le gouverneur a particulièrement examiné les abords du Palais du Peuple, une zone fréquemment touchée par les inondations. Il a constaté une amélioration notable du temps d’écoulement des eaux de pluie, indiquant que les efforts déployés commencent à porter leurs fruits.

« Nous avons voulu voir par nous-mêmes comment la voirie réagit après la pluie. Il y a eu des avancées, notamment au niveau du Palais du Peuple où l’écoulement s’est fait rapidement », a déclaré Daniel Bumba.

Il a également souligné que les efforts se poursuivent pour éliminer complètement les inondations dans la ville. Des résultats encourageants ont été notés à Kintambo, où aucune inondation majeure n’a été signalée après les dernières pluies grâce aux opérations de curage des caniveaux.

Le gouverneur a noté que l’évacuation des eaux autour du Palais du Peuple s’est effectuée sans problème, une amélioration significative pour cette zone autrefois sujette aux débordements.

Daniel Bumba a rassuré les Kinois concernant l’avancement des travaux du pont Cabu, prévu pour être achevé dans les 30 jours, promettant ainsi de mettre un terme aux inondations dans cette zone stratégique.

« Une fois ce pont achevé, les inondations devant le Palais du Peuple ne seront plus qu’un souvenir. Nous travaillons dur pour que Kinshasa devienne une ville sans inondations après la pluie », a-t-il affirmé.

Profitant de cette occasion, le gouverneur a lancé un appel à la vigilance citoyenne. Il a condamné les comportements inciviques de certains habitants qui jettent des déchets dans les caniveaux pendant les pluies, obstruant ainsi le passage des eaux.

« Ces pratiques sont inadmissibles. Toute personne prise en flagrant délit sera traduite en justice », a martelé l’autorité urbaine.

La lutte contre les inondations à Kinshasa prend un tournant décisif. Entre les travaux d’infrastructure et les appels à la responsabilité collective, les autorités provinciales affichent leur détermination à faire de la capitale congolaise une ville résiliente face aux intempéries.

Insalubrité à Kinshasa : « Une ville ne peut être propre si ses habitants ne le sont pas » (Bionick Djube, environnementaliste)

L’incivisme environnemental prend des proportions préoccupantes dans la ville de Kinshasa. Les déchets sont jetés en pleine rue, dans les caniveaux ou sur les places publiques, sans aucun respect des règles hygiéniques. Une situation que déplore l’environnementaliste Bionick Djube, qui appelle les Kinois à une prise de conscience collective et à un changement réel de comportement.

« La saleté de la ville n’est que le résultat direct de nos habitudes quotidiennes. Une ville comme Kinshasa ne peut pas être propre si ses habitants ne le sont pas dans leurs gestes de tous les jours. Jeter les déchets par terre, uriner dans la rue, cracher ou refuser de trier ses ordures ne sont pas des actes imposés par la ville, mais bien des choix personnels », a-t-il déclaré.

Selon lui, les efforts des autorités — qu’il s’agisse des opérations de salubrité, de l’installation de poubelles publiques ou des campagnes de sensibilisation — resteront vains si la population ne s’approprie pas la culture de propreté.

« Même avec des services de nettoyage performants, si les citoyens ne changent pas leur comportement, la ville restera sale. À l’inverse, dans les pays où la population a intégré la culture de la propreté, les villes restent propres même sans surveillance permanente », a-t-il martelé.

Pour Bionick Djube, Kinshasa n’est pas naturellement sale : elle est le reflet de la discipline citoyenne, du niveau d’éducation civique et du respect du bien commun.

« Tant que nous continuerons d’accuser les autorités ou les institutions sans nous remettre en question, rien ne changera. Chacun doit devenir acteur du changement », a insisté cet ingénieur environnementaliste.

Il sied de rappeler que la capitale congolaise fait face à une insalubrité chronique, aggravée notamment par l’absence de gestion durable des déchets, l’urbanisation rapide et le manque de civisme environnemental. Une prise de conscience individuelle et collective demeure indispensable pour rendre et maintenir Kinshasa propre.


Opinion Info / Provinces26rdc.com

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