Après la répression d’une marche pacifique dénonçant la mauvaise qualité de la connexion internet, les autorités de Kisangani tentent d’apaiser les tensions. Une réunion tripartite réunissant autorités urbaines, opérateurs télécoms et représentants des manifestants est prévue ce lundi 13 avril 2026 à la mairie.
À l’origine de cette initiative, une rencontre tendue tenue le vendredi 10 avril entre l’adjointe au maire, Eugénie Wandandi, et une trentaine de jeunes issus de mouvements citoyens. Ces derniers venaient d’être dispersés par la police à coups de gaz lacrymogènes et de tirs, alors qu’ils protestaient contre la dégradation persistante des services internet. Trois manifestants ont été interpellés lors de cette opération.
Face à ces jeunes visiblement remontés, l’autorité urbaine a reconnu les insuffisances du réseau internet dans la ville, un problème récurrent qui affecte également les services de sécurité. Elle a toutefois assuré que des démarches sont en cours pour y remédier, évoquant notamment les consultations engagées par le gouverneur de la Tshopo avec les sociétés de télécommunications.
De leur côté, les manifestants dénoncent le « rôle nocif » de la police lors des événements, évoquant des insultes, des menaces et un usage disproportionné de la force. En présence du commandant urbain de la Police nationale, ils ont également accusé l’autorité urbaine d’avoir porté atteinte à leur droit de manifester.
À l’issue des échanges, un compromis a été trouvé : suspension des actions de rue et organisation d’un dialogue direct avec les opérateurs Airtel, Orange et Vodacom. Les jeunes entendent y présenter leurs revendications, tandis que les entreprises devront répondre de la qualité de leurs services.
Depuis plus d’un mois, Kisangani fait face à une instabilité persistante de la connexion internet, avec des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment la presse en ligne locale, contrainte de s’adapter pour continuer à publier ses contenus.
Kis24 / Provinces26rdc.com
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