RDC-Kongo-Central : la société civile exige le départ l’administrateur de territoire de Luozi accusé dans la vente illicite de terres

La société civile forces vives de Luozi a désavoué, mercredi   6 novembre, l’administrateur de ce territoire Alfred Ngoma Ngoma Tesa et exige qu’il quitte le sol de Luozi. Cette organisation l’accuse notamment de complicité dans la vente illégale des terres dans ce territoire du kongo-Central.

La société civile a exprimé ce désaveu à l’issue d’une tribune d’expression populaire tenue à la cité de Luozi.

Dans une déclaration lue par leur président Eugène Kanza Tonda, ces acteurs de la société civile expriment leur « ras-le bol face au comportement dictatorial de Ngoma Tesa Lossa vis-à-vis de la population de Luozi et qui s’est avéré inutile auprès de M.le gouverneur ».

Ils mettent beaucoup d’autres griefs à charge de l’administrateur du territoire de Luozi :

.« Il a encore défié la population dès son arrivée clandestine, paralysant le bac pour attendre jusqu’à 19 heures, sans se soucier du risque que coure l’engin et son personnel, aussi de son interdiction immédiate de l’mission de la société civile à la Radio Ntomosono, tout en piétinant la constitution dans son article 23 qui garantit le droit à l’expression à tout citoyen »

Pour la société civile, Ngoma Tesa Lossa n’est plus considéré comme administrateur de Luozi, « car la population vient de lui retirer toute la confiance et le désavoue », affirme Eugene Kanza.
Cette organisation le somme de quitter le sol de Luozi et d’aller faire rapport à sa hiérarchie.
Les membres de la société civile de Luozi fustigent le silence des autorités provinciales et nationales dans ce conflit entre l’administrateur du territoire et ses administrés.

Contacté par Radio Okapi, l’administrateur du territoire de Luozi indique que la hiérarchie n’a ouvert aucune action disciplinaire à son encontre. Alfred Ngoma Tesa Lossa invite la société civile à brandir les preuves de tous ce dont elle l’accuse.
Il conclut en affirmant, « qu’il ne sortira pas de Luozi où il est né et grandi,  puisque, la société civile ne peut chasser un pouvoir établi ».

Crise à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central : les structures de la société civile disent non à la déstabilisation des institutions (déclaration)

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Les plateformes de la société civile du Kasaï-Central dénoncent ”des manœuvres qui entravent le bon fonctionnement de la province” suite aux pétitions initiées contre les membres du bureau de l’Assemblée provinciale alors que la session budgétaire de septembre vient à peine d’être ouverte l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central.

Dans une déclaration faite à la presse le 6 novembre 2024, ressort ce qui suit : ”Alors que la population espérait voir les constats, problèmes et attentes relevés lors de vacances parlementaires pris en compte dans un budget cohérent et conséquent pour la province, elle assiste à un tout autre spectacle. Les élus du peuple livrent une scène de tensions et de divisions dans une province qui peine encore à tourner définitivement la page d’un passé douloureux. À la lumière des premiers éléments recueillis, il apparaît que la crise actuelle au sein de la représentation provinciale est le résultat d’un cumul de frustrations alimentées par des soupçons de mauvaise gestion, le partage d’intérêts personnels, ainsi que la quête des ressources et des postes de responsabilité d’une part, et par le triomphalisme et la caporalisation d’un petit groupe d’autre part », peut-on lire dans cette déclaration.

Face à cette situation préoccupante, la société civile appelle le gouvernement central à anticiper et à prendre les mesures adéquates pour préserver et consolider la paix et la sécurité au Kasaï central.

Elle exige également des députés provinciaux qu’ils cultivent un esprit de dialogue permanent et favorisent des débats démocratiques au sein de l’Assemblée provinciale.

« Nous recommandons aux députés provinciaux de s’abstenir de tout acte susceptible de compromettre la bonne marche de la province et de travailler pour l’unité du peuple, en privilégiant la gestion transparente, l’équité et la recherche des solutions durables aux problèmes qui touchent notre communauté », conclut la déclaration.

Lire, ci-dessous, la déclaration des plateformes de la société civile du Kasaï-Central :

 

 
Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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