Les membres et militants des partis d’opposition affiliés à la coalition C64, interpellés le 15 septembre dernier lors de la marche de protestation, ont tous été remis en liberté ce jeudi 17 septembre à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
L’information a été confirmée par l’organisation non gouvernementale de défense des droits humains Justicia ASBL, qui salue ce qu’elle qualifie de signal positif en faveur de la décrispation du climat politique provincial.
Cette mesure d’élargissement concerne une centaine de personnes qui étaient retenues dans les locaux de la Coordination d’inspection et d’orientation (CIO), un centre de détention relevant du ministère provincial de l’Intérieur.
Salutation d’une décision d’apaisement et étendue des libérations
Les remises en liberté s’étendent aux manifestants appréhendés dans la chef-lieu provincial ainsi que dans d’autres agglomérations majeures du Haut-Katanga touchées par le mot d’ordre de manifestation.
Le président de l’ONG Justicia ASBL, Timothée Mbuya, exprime sa satisfaction face à cette mesure gouvernementale :
« La quasi-totalité des militants de l’opposition arrêtés en marge de la manifestation du 15 septembre 2026 ont été libérés. C’est une mesure que nous saluons, nous saluons vraiment cette décision gouvernementale parce que vous savez qu’ils ont été détenus à la CIO, donc un cachot du gouvernement provincial de l’Intérieur. La centaine de personnes arrêtées à Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa, toutes ces personnes sont dehors. C’est déjà un bon signal! »
Appel au respect garanti des libertés de manifestation
Au-delà de cette étape d’apaisement, l’organisation de défense des droits humains exhorte l’exécutif provincial à poser des actes durables pour assainir l’espace public.
Timothée Mbuya rappelle qu’il incombe aux autorités d’encadrer l’exercice des droits civiques fondamentaux en garantissant la sécurité de la population, des biens privés et de l’ensemble des manifestants lors de rassemblements pacifiques.
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