On en sait un peu plus sur l’objet de l’invitation du Parquet général de Kinshasa/Matete adressée le lundi dernier à Jean-Pierre Lisanga. N’ayant pas un dossier de détournement des deniers publics, son casier judiciaire étant vide, le coordonnateur de la Dynamique pour la sortie de crise (DYSOC) serait poursuivi pour un dossier datant de 2017. Une infraction de droit commun du reste susceptible d’être traitée au niveau de la Police spéciale de roulage (PSR).
Le vendredi 24 septembre, Lisanga Bonganga a tout dit devant une poignée des journalistes. L’homme politique pourtant malade, n’a pas voulu spéculer sur ce « dossier pour le moins rocambolesque,
invraisemblable et découlant des connaissances par ouï-dire qui ne résistent pas à l’examen, le plus élémentaire ».
« Il nous revient de plusieurs sources concordantes et dignes de foi, que le dossier dont question ici, ayant déclenché l’invitation du Parquet Général de Kinshasa-Matete, résulterait aussi d’une plainte déposée par un Colonel, non autrement identifié, relative à la disparition en 2017, de son véhicule entreposé dans une fourrière de l’hôtel de ville de Kinshasa, disparition que le Parquet veut mettre à ma charge », explique-t-il sans être contredit.
« En tout état de cause, nous nous réservons le droit de saisir la justice, le moment venu, pour imputations dommageables et dénonciation calomnieuse », menace Lisanga Bonganga. Pour lui, » si d’aventure, le pouvoir en place cherche à nous pousser à l’exil, il doit savoir que nous n’irons jamais en exil. Nous ne céderons pas à l’intimidation. Nous allons demeurer au pays pour continuer le combat et la lutte noble pour le triomphe de la démocratie et de la vision politique du Dr Etienne Tshisekedi Wa Mulumba d’heureuse mémoire ».
C’est dans ce cadre que Lisanga Bonganga explique avoir saisi le Secrétaire Général de l’ONU le 15 septembre 2021 relativement à la situation politique et sécuritaire préoccupante en RDC.
« Tout est fait pour pousser les opposants en exil », déclare Lisanga Bonganga
Le président de la Dynamique pour une sortie de crise (Dysoc), Lisanga Bonganga déplore la manière dont le pouvoir actuel traite les opposants. Selon lui, »tout est fait pour pousser les opposants en exil ».Ce proche de Martin Fayulu a dénoncé que « rien n’a changé après Joseph Kabila ». C’était au cours d’un point de presse tenu ce vendredi à Faden House, dans la commune de la Gombe.
Rappelons, cet ancien ministre des relations avec le parlement devait , se présenter au parquet près la cour d’appel de Matete, le lundi 20 septembre. Il a estimé que cette invitation judiciaire est une intimidation du pouvoir en place, car il est avec Martin Fayulu.
Sur ce, Lisanga Bonganga, en bon élève d’Étienne Tshisekedi, dit qu’il ne va céder aux intimidations et sera toujours avec le président de l’Écidé Fayulu.
« Je ne céderai jamais aux intimidations, je demeure dans mon pays et à côté de Martin Fayulu (…) », a-t-il déclaré.
Et de conclure : » si je me rétablis complètement, avant le 29 septembre, je serai à la marche(…). J’invite tous les congolais à marcher avec Lamuka ».
Ce discours de ce proche de Fayulu est similaire à celui de Kikaya Bin Karubi, proche de l’ancien président de la République Kabila, aujourd’hui en exil, après sa convocation en justice.
Il est vrai que la République démocratique du Congo traverse un virage très mouvementé, au chef de l’Etat de mieux gérer la situation, étant arbitre du bon fonctionnement des institutions.
Actu 7 /provinces26rdc.net
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