RDC : « La société civile et le peuple s’opposeront à tout dialogue avec Nangaa et Kabila » (Christopher Ngoy)

Le coordonnateur général de la Société civile de la RDC (SCRDC), Christopher Ngoy Mutamba, a salué, le mardi 21 juillet, l’ouverture du président Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue national.

‎Dans une interview accordée à Actu30.cd, Christopher Ngoy Mutamba a rejeté toute participation de l’ancien président Joseph Kabila, de Corneille Nangaa et du M23 à ces éventuelles discussions.

‎À l’en croire, les personnes ayant pris les armes contre la République et causé la mort de nombreux Congolais ne peuvent bénéficier d’un processus qui s’apparenterait à une récompense de l’impunité.

‎« Le temps est révolu où l’on pouvait dire : vous avez tué, ces gens-là sont sacrifiés, puis vous venez autour de la table, vous devenez fréquentables, des saints, et l’on discute de la manière de gérer le pays en vous attribuant des responsabilités. Nous maintenons notre position : pas question ! Si notre position n’est pas prise en compte, nous, la société civile et le peuple, nous nous opposerons à un dialogue avec Kabila et Nangaa », a-t-il déclaré.

‎Selon Christopher Ngoy, la participation de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa à un dialogue ne mettrait pas fin à la rébellion du M23. À l’en croire, le président rwandais Paul Kagame continuerait à soutenir d’autres mouvements armés, après avoir lui-même établi un lien entre l’existence du Rwanda et celle du M23 lors d’une récente intervention médiatique.

‎« Kagame a dit tout haut que l’existence du Rwanda est liée à celle du M23. Cela signifie que c’est son mouvement. Ceux qui ont insisté pour que le M23 soit invité au dialogue ont désormais la réponse. Nous pensons que les prélats catholiques ont compris ce que nous disions déjà. Kagame nous a simplement rendu un grand service en le disant publiquement », a-t-il soutenu.

‎Évoquant enfin la marche de l’opposition, finalement annulée, le coordonnateur général de la SCRDC a estimé qu’elle n’aurait produit aucun effet politique. Il a également affirmé que les organisateurs envisageaient de se diriger vers « la première institution la mieux protégée du pays », une démarche qui, selon lui, aurait constitué une menace pour la sécurité de l’État.


Actu30 / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*