Des sources gouvernementales relayées par la presse en ligne, annoncent ce vendredi la suppression de la controversée Taxe RAM, instaurée il y a un peu plus d’une année par un Décret du Gouvernement congolais.
Cette taxe, qualifiée d’arbitraire et même « d’escroquerie d’Etat » par les parlementaires congolais et par la classe politique, a soulevé des multiples débats dans l’opinion, du fait de son opacité et de l’incapacité de ses gestionnaires(ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la Communication, ARPTC, Présidence de la République), à donner des explications plausibles sur son fondement juridique, son mode de perception, et surtout, sur la traçabilité de ses recettes, à part le fait que son service percepteur l’ARTPC, est sous-tutelle de la Présidence de la République.
Le RAM faisait l’objet depuis l’année dernière, d’une résolution du Parlement congolais au Gouvernement appelant à sa suppression, une résolution non suivie d’effet jusque-là.
Alors que des réseaux sociaux faisaient état dans la journée d’une instruction du Président de la République au Gouvernement demandant sa suppression, d’autres sources ont fait état d’une lettre du ministre des PT-NTIC Kibassa Maliba au Premier ministre, informant ce dernier, que son ministère était désormais « à même de dire que toutes les dispositions ont été prises pour qu’à la date du 01mars 2022, que toutes les ponctions directes sur les unités des utilisateurs des appareils mobiles cessent ».
Une déclaration qui laisse les observateurs sur leur soif, et qui ne donne aucun détail sur la destination des sommes déjà collectées par cette taxe (on parle de millions de dollars US), ni sur d’éventuelles indemnisations des victimes de cette « escroquerie ».
Suppression du RAM : « le peuple gagne toujours », Joël Lamika

Le gouvernement congolais a décidé de supprimer la perception du Registre des appareils mobiles (RAM). Cette décision a été annoncée à l’issue du conseil des ministres du vendredi 19 février présidée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, en visioconférence. Cette nouvelle mesure sera effective à partir du 01 mars prochain.
Le gouvernement dit avoir donné » une réponse aux cris de détresse du peuple congolais face au prélèvement de ses unités ». Pour le cordonnateur du MNCL ( Mouvement national des consommateurs lésés), Joël Lamika, cette décision démontre une fois de plus que le » peuple gagne toujours », comme le disait Rossy Mukendi.
« La suppression de la taxe RAM n’est pas un cadeau, nous avons obtenu cette décision du gouvernement au prix de nos sacrifices, au prix de multiples dénonciations et pressions médiatiques. Nous avons été arrêtés, torturés et même humiliés, tout simplement parce que nous exigions la suppression de ce que nous qualifions d’une plus vaste escroquerie étatique », a-t-il réagi à Media Congo Press.
Et de poursuivre : « nous sommes fiers de l’aboutissement de notre combat, mais nous insisterons toujours, que c’est au prix de nombreuses pressions tant médiatiques que de rue, que nous obtenons cette suppression ».
Le Cordonnateur de MNCL pense que le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’est rendu compte que le RAM pèserait sur son discours en 2023 raison pour laquelle, il a demandé sa suppression.
« La pression de la nation entière et la détermination de nombreux activistes qui comme moi, voyaient déjà Felix Tshisekedi comme le seul et l’unique Patron de cette histoire. Conscient que cela pèserait sur son discours de campagne en 2023, il a instruit le Gouvernement d’y mettre fin », a-t-il ajouté.
À la place du RAM, ce dernier pense que le gouvernement devrait plutôt s’atteler à résoudre le problème de la fracture numérique. » Nous devons donc désormais avoir le courage de dénoncer tout ce qui nous lèse afin d’obtenir gain de cause », a-t-il conclu.
Le gouvernement décide de supprimer la perception du RAM

Le gouvernement congolais a décidé, ce vendredi 18 février 2022, de supprimer la perception du Registre des appareils mobiles (RAM). Selon les informations en notre possession, l’arrêté y relatif sera lu ce soir dans les antennes de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise).
Le Registre des appareils mobiles ne faisait pas l’unanimité depuis son lancement en République démocratique du Congo. Lancé le 24 septembre 2020 dernier, le RAM était la cible des mouvements citoyens qui le considéraient comme « une escroquerie d’État ».
De son côté, le gouvernement a toujours défendu le bien fondé de ce service. D’après le ministre des PTNTIC, Kibasa Maliba, le RAM vise à lutter efficacement contre la contrefaçon des appareils mobiles et décourager le vol des appareils en procédant au blocage de tout appareil mobile déclaré comme volé ou perdu.
Au mois d’octobre 2021, le gouvernement avait déjà supprimé les prélèvements du Registre des Appareils Mobiles (RAM) pour les téléphones de deuxième génération (2G).
Infocongo / Provinces26rdc.net
Joël Lamika, Cordonnateur du MNCL