A l’arrivée du président de la République Félix Tshisekedi en janvier 2019, la monnaie nationale, le Franc Congolais, se changeait autour de 1 635 FC le dollar américain contre plus de 2000 FC en janvier 2020 pour 1 dollar américain. En deux ans, la monnaie nationale a perdu 17,56% de sa valeur par rapport à la devise américaine.
Le Franc Congolais a continué à se déprécier sous la présidence de de Félix Tshisekedi, arrivé au pouvoir le 24 janvier 2019.
Selon les données de la Banque centrale du Congo (BCC) le franc congolais s’est déprécié de 2,4% durant toute l’année 2019. La monnaie nationale se changeait autour de 1635 FC le dollar américain en début janvier 2019 contre 1 672 FC le dollar américain en décembre 2019.
Au cours de l’année 2020, le franc congolais valait 1 683 FC pour 1 dollar américain en janvier contre 1971 FC pour 1 dollar américain en décembre 2020, soit une dépréciation de 15,16%, selon la BCC.
Tout compte fait le franc Congolais s’est déprécié de 17,56% au cours de ces deux dernières années alors que Félix Tshisekedi assure la présidence de la République démocratique du Congo.
Si en 2019 la dépréciation de la monnaie nationale a été faible (2,4%), elle s’est accentuée en 2020 suite notamment à la crise sanitaire de covid-19 mais aussi à la planche à billet entre janvier et avril 2020.
Deux ans de Félix Tshisekedi : peu d’avancées à noter sur le volet économique
Il y a deux ans, Félix Tshisekedi Tshilombo accedait à la magistrature suprême, remplaçant ainsi Joseph Kabila Kabange à la tête de la République démocratique du Congo (RDC). Félix Tshisekedi prêtait serment à l’issue d’une élection présidentielle très controversée. Deux ans après, le président de la République peine encore à s’imposer sur le plan intérieur alors que des avancées notoires ont été accomplies sur la scène internationale.
Comptée parmi les grands pays francophones, la République démocratique du Congo dispose de plus de 81 millions d’habitants. Riche en minerais (or, coltan, cobalt…), la RDC continue de faire l’objet de convoitises de la part de grands acteurs économiques à travers le monde entier.
Du point de vue international, Félix Tshisekedi a participé à de grands sommets d’investissement, notamment à Sotchi en octobre 2019 et à Londres (Grande Brétagne) à la même année. La Russie et le Royaume-Uni souhaitant investir sur le continent afin de rattraper le retard pris sur leurs concurrents chinois ou français. Vue dans cet angle, la RDC est un pays intournable. Des ressources minières et forestières, l’agriculture, les infrastructures, les services…. beaucoup reste à faire.
Paradoxalement, la RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu moyen de 457 dollars américains par an et par habitant. La corruption intensive est à la base du recul que connait le pays.
Il faut reconnaitre qu’après deux ans, la RDC se bat encore pour stabiliser son économie. Que ça soit au niveau des biens et services, sur le marché monétaire et dans le domaine des finances publiques, plusieurs efforts doivent être fournis pour sortir le pays du gouffre.
S’agissant du marché des biens et services, par exemple, une hausse des prix à la consommation a été observée au mois de décembre 2020 avec un taux d’inflation mensuel de 0,784 % contre 0,340 % un mois auparavant. Aussi, il convient de relever que l’année 2020 a globalement été marquée par une forte accélération du rythme de formation des prix intérieurs.
Le taux d’inflation s’est établi à 15,756 % contre 4,588 % en 2019. Cette évolution s’explique principalement par des déséquilibres macroéconomiques causés par la crise sanitaire mondiale ainsi que les mesures de restriction de mouvement des personnes prises par les autorités pour limiter la propagation de la maladie.
Pour ce qui est du secteur extérieur, en dépit de la forte dépréciation de la monnaie nationale observée en 2020 par rapport à 2019, la stabilité observée sur le marché des changes depuis quelques mois s’est poursuivie au mois de décembre, à la faveur notamment de la signature et de la mise en œuvre du pacte de stabilité entre le Gouvernement et la Banque Centrale.
Les cours indicatif et parallèle se sont établis à 1.971,95 CDF et 2.020,00 CDF le dollar américain contre respectivement 1.672,95 CDF et 1.725,67 CDF à fin décembre 2019, soit des taux de dépréciation respectifs de 15,16 % et 14,51 %. En outre, les réserves de change, au 16 décembre 2020, se sont situées à 730,21 millions de USD, soit 2 semaines et 6 jours d’importations des biens et services sur ressources propres.
L’intervention du Fonds monétaire international (FMI) et celle de la Banque africaine de développement (BAD) auront été d’une importance non négligeable au cours de deux ans de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC. La mise en place du marché intérieur des capitaux figure également parmi les réformes initiées dans l’optique de mieux organiser le cadre macroéconomique
deske eco/MCP/Provinces26rdc.net
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