Au cours d’une interview accordée le mardi 17 février à Actu30.cd, le coordonnateur général de la Société civile de la République démocratique du Congo, Christopher Ngoy Mutamba, est monté au créneau pour dénoncer la tenue d’un dialogue politique à l’extérieur du pays, impliquant notamment les dirigeants de la rébellion de l’AFC/M23.
S’appuyant sur les conditions préalables posées par le président de la République, Félix Tshisekedi, pour l’organisation de ce forum, Christopher Ngoy Mutamba souligne les garanties nécessaires pour que le dialogue soit crédible et transparent.
« Si un dialogue devait se tenir, il doit se dérouler au Palais du peuple, être organisé par ceux qui ont le mandat, supervisé par le souverain primaire lui-même et, surtout, être télévisé », a-t-il insisté.
L’activiste des droits de l’homme a également rappelé qu’aucune impunité ne devrait être tolérée.
« Nous nous opposerons fermement à un dialogue avec Naanga et Kabila, qui ont le sang des Congolais sur les mains. Ce serait piétiner la mémoire de tous les innocents et des déplacés de guerre. Nous ne pouvons pas leur offrir la possibilité d’occuper des responsabilités publiques », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Christopher Ngoy Mutamba a dénoncé l’attitude de prélats catholiques qui, selon lui, se seraient éloignés du cadre démocratique, allant jusqu’à passer sous silence la commémoration des martyrs chrétiens du 16 février, célébrée chaque année en République démocratique du Congo.
Actu 30 / Provinces26rdc.com
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