Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi le déblocage de 368,4 millions de dollars d’une ligne de crédit d’urgence pour que Kinshasa puisse répondre « à ses besoins urgents en matière de balance des paiements », explique un communiqué de l’institution.
La directrice du Fonds a également approuvé la mise en place d’un programme qui autorise les équipes du FMI à aider les autorités à mettre en œuvre leur politique, précise le communiqué.
Le Fonds note que « l’environnement économique reste difficile et vulnérable aux chocs », soulignant que la croissance devrait fortement décélérer en 2019 à seulement 4,5% contre 5,8% en 2018.
La RDC se trouve dans une position financière difficile explique le FMI en raison d’une baisse du prix des matières premières, de nouvelles dépenses ainsi qu’un contrôle des dépenses plus laxistes pendant la période de transition politique.
Tout ceci « a mené à une situation budgétaire moins bonne en grande partie financée par la banque centrale » et « dans ce contexte, les réserves internationales sont tombées à des niveaux critiques ce qui a créé des besoins urgents en matière de balance des paiements », note l’institution.
L’assistance des équipes du FMI est prévue jusqu’en mai 2020.
Ce programme « doit permettre aux autorités d’avoir plus de temps pour identifier, classer par ordre de priorité et mettre en oeuvre des réformes destinées à augmenter les revenus, combattre la corruption et améliorer la gouvernance », souligne encore le communiqué.
Ce programme n’est assorti d’aucune aide financière, précise le Fonds.
Le Fonds Monétaire International (FMI) a accepté de procéder à l’octroi d’une facilité de crédit rapide de 368 millions de dollars américains en vue de renforcer les réserves internationales de la Banque Centrale du Congo (BCC). Le vice-gouverneur de la BCC, Jules Bondombe, l’a annoncé au gouvernement lundi 16 décembre au cours de la 14e réunion du conseil des ministres présidée par Félix Tshisekedi. Le N°2 de la Banque centrale était appelé à faire l’état des lieux du programme de référence conclu par lla RDC avec le FMI après les discussions des 05 et 15 novembre dernier, pour la période allant d’octobre 2019 à fin mai 2020.
Selon la nomenclature de cette institution de Bretton woods, la Facilité de crédit rapide permet d’apporter rapidement une aide financière concessionnelle assortie d’une conditionnalité limitée aux pays à faible revenu qui se heurtent à un problème immédiat de balance des paiements.
« La FCR a été créée comme guichet du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (Fonds fiduciaire RPC), dans le cadre d’une réforme plus large visant à assouplir le soutien financier du FMI et à mieux l’adapter aux besoins divers des pays à faible revenu, notamment en période de crise. La FRC unifie l’aide d’urgence concessionnelle du FMI et peut être utilisée de façon souple dans un plus grand nombre de circonstances et met davantage l’accent sur les objectifs du pays en matière de croissance et de réduction de la pauvreté », explique le FMI.
A l’issue de la réunion de son Conseil d’Administration prévue au mois de juillet 2020, le FMI statuera sur la mise en œuvre globale du programme de référence, et la possibilité de la conclusion du programme formel triennal avec l’octroi des facilités élargies de crédit.Des évaluations périodiques sont prévues au titre d’actions préalables et prioritaires du 05 décembre 2019 au début mai 2020.
L’objectif du programme de référence notamment de maintenir et renforcer la stabilité du cadre macroéconomique via l’ajustement budgétaire de l’amélioration du niveau des réserves internationales et d’ améliorer la gouvernance économique et institutionnelle, indispensable pour redorer l’image du pays vis-à-vis des partenaires traditionnels et des potentiels investisseurs. Il vise aussi à accroître les recettes publiques en vue de bannir tout financement monétaire.
Le conseil des ministres a pris acte de ce programme sollicité par la RDC et dont la conclusion passe par l’exécution satisfaisante d’un programme de référence lequel implique le respect des repères quantitatifs et structurels.
Selon les explications de l’institution de Bretton woods, en règle générale, des décaissements directs au titre de la FCR sont possibles au profit des pays membres qui connaissent un besoin immédiat de financement de leur balance des paiements et pour lesquels un programme économique à part entière soit n’est pas nécessaire (par exemple, en raison du caractère provisoire et limité du choc) soit n’est pas réalisable (par exemple, à cause d’un manque de moyens ou de facteurs internes de fragilité).
Provinces26rdc.net
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