RDC : Le PCA Jean-Thierry Monsenepwo présente Félix Tshisekedi comme « le bâtisseur en béton »

Ce lundi 10 août 2026 « Le Congo est en chantier ». C’est en ces termes que l’ambassadeur PCA Jean-Thierry Monsenepwo décrit la dynamique d’investissements dans les infrastructures engagée sous la présidence de Félix Tshisekedi. Dans une tribune consacrée au bilan économique et infrastructurel du chef de l’État, il met en avant la résilience de l’économie congolaise, les grands projets routiers ainsi que la modernisation de Kinshasa et de plusieurs infrastructures universitaires et aéroportuaires.

Selon Jean-Thierry Monsenepwo, l’économie congolaise aurait fait preuve de résilience malgré la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Il s’appuie notamment sur les projections du Fonds monétaire international (FMI), qui table sur une croissance économique de 5,9 % en 2026, ainsi que sur le niveau des réserves internationales, estimées à environ 8,8 milliards de dollars à fin mars 2026.

Il affirme également que la Banque mondiale a relevé une maîtrise de l’inflation en RDC.

Pour lui, ces indicateurs témoignent de la capacité de l’économie congolaise à résister malgré « la guerre d’agression dans l’Est », les dépenses sécuritaires et un contexte international difficile.

Les infrastructures au cœur de la stratégie

Mais au-delà des indicateurs macroéconomiques, Jean-Thierry Monsenepwo considère que la transformation la plus visible réside dans les infrastructures. Il présente ce secteur comme « le choix stratégique » de Félix Tshisekedi.

Il cite notamment l’entrée de la RDC sur les marchés financiers internationaux à travers l’émission d’un Eurobond de 1,25 milliard de dollars. Selon lui, l’intérêt manifesté par les investisseurs a largement dépassé le montant recherché et les ressources mobilisées sont destinées, entre autres, au financement des infrastructures.

Parmi les projets cités figure notamment le barrage hydroélectrique de Grand Katende, présenté comme l’un des projets structurants pour le développement énergétique du pays.

La RN1 comme colonne vertébrale

Jean-Thierry Monsenepwo insiste particulièrement sur les travaux routiers. Il évoque la Route nationale numéro 1 (RN1), dont la réalisation doit contribuer à relier différentes parties du pays.

Il cite notamment le tronçon Mbuji-Mayi–Nguba, long d’environ 850 kilomètres, actuellement en chantier, ainsi que l’ambition de relier Mbuji-Mayi à Bukavu sur environ 1 030 kilomètres, avec une chaussée à deux fois deux voies.

À cela s’ajoute, selon lui, la construction d’un pont de 714 mètres sur la rivière Lualaba, destiné à renforcer la liaison entre le Maniema et la Lomami.

L’ambition affichée est de contribuer à faire de la RN1 une véritable colonne vertébrale du réseau routier national, reliant progressivement l’ouest à l’est du pays.

Désenclavement et développement agricole

L’ancien diplomate cite également la RN7, longue d’environ 1 229 kilomètres, comme un autre axe important dans la stratégie de désenclavement.

Il évoque notamment les connexions passant par Lodja, Benadibele, Lukibu, Kananga et Ikela, avec la perspective de poursuivre les liaisons vers le nord du pays et Kisangani.

Dans le Sankuru, il souligne également les travaux engagés à l’aéroport de Lodja ainsi que la modernisation de Lumumbaville.

Pour Jean-Thierry Monsenepwo, les infrastructures routières ne constituent pas uniquement des ouvrages de transport. Elles sont aussi un instrument de souveraineté économique.

« Une route permet à l’agriculteur de vendre et de nourrir la Nation. Une route réduit les coûts des marchandises et brise le monopole des importations », soutient-il.

Il résume cette vision en une formule : « Une route, finalement, c’est l’économie qui circule et l’État qui se déploie. »

Kinshasa transformée en chantier

La capitale congolaise occupe également une place importante dans cette tribune. Jean-Thierry Monsenepwo décrit Kinshasa comme une ville en pleine transformation, marquée par la réhabilitation et la construction de plusieurs axes routiers.

Il cite notamment le prolongement d’un axe dans la continuité du boulevard Triomphal, qui devrait porter le nom de boulevard Étienne Tshisekedi, ainsi que les 73 kilomètres de rocades de Kinshasa, reliant notamment Lutendele, Mitendi et Ndjili-Brasserie.

Ces rocades comprennent, selon lui, des chaussées à deux fois deux voies ainsi que plusieurs ponts et ouvrages d’art.

« C’est la modernisation de la capitale », estime-t-il.

Universités et aéroports

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, Jean-Thierry Monsenepwo affirme que plusieurs sites universitaires modernes ont déjà été inaugurés tandis que 16 autres seraient actuellement en chantier. Ces infrastructures comprennent notamment des auditoires et des homes pour étudiants.

Il évoque également les travaux de construction ou de réhabilitation de plusieurs aéroports, notamment Mbuji-Mayi/Bipemba, Kisangani/Bangboka, Boende, Bunia, Bukavu/Kavumu, Kindu et Kinshasa/N’Djili.

Il cite aussi Lubumbashi/Luano, dont les travaux de modernisation ont été lancés en avril 2025 par Félix Tshisekedi.

Pour lui, ces investissements doivent progressivement permettre de mieux connecter les différentes régions du pays.

« Le Congo est en chantier »

À travers cette tribune, Jean-Thierry Monsenepwo défend ainsi l’idée d’un vaste programme de transformation physique et économique de la RDC sous Félix Tshisekedi.

Son ambition est de voir les infrastructures rapprocher les provinces, faciliter la circulation des personnes et des marchandises et permettre aux zones agricoles d’accéder plus facilement aux grands centres de consommation.

« Le président veut que Moanda puisse parler à Kinshasa, que Kinshasa puisse parler au Kasaï, que le Kasaï puisse parler au Katanga et que les territoires agricoles puissent enfin accéder aux grands centres de consommation », écrit-il.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*