Le Président de la République démocratique du Congo a rendu un dernier hommage, à Catherine Nzuzi Wa Mbombo, ancienne gouverneure de Kinshasa et femme politique, décédée le 18 mars à 82 ans, lors des obsèques organisées en sa mémoire, mardi, au Palais du peuple.
A son arrivée, le Chef de l’État accompagné de la distinguée Première dame, est allé se recueillir devant la dépouille de l’illustre disparue avant d’aller réconforter sa famille biologique.
Plusieurs personnalités politico-administratives, dont la Première ministre Judith Suminwa, des députés et des sénateurs ainsi que des anciens dignitaires, de la deuxième République, ont marqué leur présence à cette cérémonie funéraire.
Née le 19 décembre 1944 à Tshumbe, dans le territoire de Katako-Kombe en province de Sankuru, Catherine Nzuzi wa Mbombo est décédée à Kinshasa, le 18 mars 2026. Elle avait débuté sa carrière de femme politique en 1967 avec la fonction de bourgmestre (maire) de la commune de Gombe.

A l’époque du régime du Président Mobutu, elle a assumé plusieurs fonctions liées de manière générale, a la gouvernance territoriale, notamment commissaire provinciale, vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, gouverneur de la province du Bas-Congo (à l’époque Bas-Zaïre) de 1972 à 1974), et gouverneur de la ville de Kinshasa. Ensuite, elle a été membre du bureau politique du Mouvement populaire de la révolution (MPR), parti-État, ensuite membre du Comité central de ce mouvement politique. La plus haute fonction qu’elle a occupée est celle de deuxième vice-présidente du Comité central du MPR, en vertu de la Constitution de l’époque, étant l’équivalent de vice-présidente de la République.
Après la chute du maréchal Mobutu, en 1997, Nzunzu wa Mbombo a été incarcérée deux ans pour haute trahison, puis s’installe un moment en Afrique du Sud.
Au-delà de ce qui précède, Nzuzi Wa Mbombo a été aussi ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires à partir du 30 juin 2003 dans le gouvernement de transition (à la suite du dialogue inter-congolais tenu à Sun City, en Afrique du Sud). En 2006, elle fut candidate à l’élection présidentielle, sous l’étiquette du Mouvement populaire de la révolution-fait privé (MPRFP), successeur du Mouvement populaire de la révolution.
La Nation garde d’elle, les souvenirs, notamment d’une des pionnières du combat pour le respect des droits et l’émancipation des femmes en RDC.
«Elle battu le record de la longévité d’activité politique féminine en RDC. Elle est une pionnière du combat de l’émancipation de la femme Congolaise. Elle a eu dans ce cadre, a dirigé des ONG œuvrant dans la promotion et la défense des droits des femmes ainsi que l’encadrement des femmes commerçantes», a témoigné une ancienne femme commerçante, présente à ses obsèques.
ACP/Provinces26rdc.com
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