Dans une déclaration faite ce lundi 30 novembre 2020, les députés nationaux membres du Front Commun pour le Congo (FCC) condamnent les manœuvres de certains acteurs politiques « bien-identifiés » visant à changer la majorité parlementaire par la corruption.
Par conséquent, ces élus nationaux qui disent détenir des preuves de leurs allégations, menacent de traduire en justice les auteurs de ces actes.
« …Condamnons les manœuvres de bas étage vouées à l’échec de certains acteurs politiques bien identifiés pour tenter de changer la majorité parlementaire usant de corruption et de procédés fallacieux condamnables par nos lois récemment évoquées en plénière de notre institution. Vouloir acheter la conscience d’un élu légitime du peuple, c’est affaiblir la bonne gouvernance et la démocratie congolaise et biaiser la volonté du souverain primaire, seul détenteur du pouvoir au terme de l’article 5 de notre Constitution. Avec toutes les preuves de corruption qu’il détient, le Front Commun pour le Congo se réserve le droit d’ester en justice contre le corrupteur et le corrompu« , déclarent-ils.
Pour eux, la majorité parlementaire est bien connue et rien ne se fera légalement contre elle et sans elle.
« La majorité parlementaire est bien identifiée pour une législature conformément à l’article 26 de notre Règlement intérieur déclaré conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle, elle est physiquement présente par le biais des signatures des 305 députés présents à Kinshasa, reprise en annexe de cette déclaration et le sera chaque fois que le besoin comme pour les différents votes au sein de la plénière. Affirmons qu’au vu du fonctionnement de notre système politique, la majorité parlementaire identifiée pour le Front Commun pour le Congo assumera ses responsabilités et rien ne se fera légalement contre elle et sans elle« , ajoutent-ils.
Par ailleurs, ils appelent tous les acteurs institutionnels et politiques à œuvrer pour la stabilité des institutions et la préservation du pacte républicain « en ne prenant pas des initiatives qui énerveraient les dispositions de l’unique loi suprême, la loi des lois à savoir la Constitution ».
« Le respect de la Constitution s’applique à tous sans exception« , précisent ces députés du FCC.
Ils réitèrent aussi leur soutien « indéfectible » aux membres du bureau de l’Assemblée nationale présidé par Jeanine Mabunda Lioko, à qui ils adressent les vœux de prompt rétablissement après l’accident de la circulation dont elle a été victime.
Ils condamnent « les manœuvres de bas étages vouées à l’étage » de certains acteurs politiques bien identifiés pour tenter de changer de majorité parlementaire usant de la corruption et des procédés fallacieux condamnables par nos lois».
Dans leur déclaration de ce lundi, ils n’ont pas fait dans la langue de bois: « vouloir acheter la conscience d’un élu, c’est affaiblir la bonne gouvernance et la démocratie congolaise et biaiser la volonté du souverain primaire ».
Avec toutes les preuves de corruption qu’il a le FCC se réserve le droit d’ester en justice contre les corrupteurs et les corrompus, dit la déclaration.
« Lorsqu’on donne 7000 USD à un député. Il faut multiplier ce montant par 500 députés, supposons qu’ils veulent avoir toute l’Assemblée. Cela fait 3 500 000 USD. Certains collègues ont eu cela et nous avons des preuves. Le moment venu nous allons les brandir. Nous saluons la venue des TIC », avait déclaré précédemment Didi Manara, président du groupe parlementaire PPRD .
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