L’Ituri regorge de terres arables, d’or et de pétrole et cette richesse a forcément un lien avec les troubles qui agitent ce territoire du Nord-Est de la RDC. C’est en résumé ce que démontrent les invités de l’Arbre à Palabre, émission consacrée cette semaine aux violents affrontements de Djugu, environ 80 km au nord de Bunia, la capitale de la province de l’Ituri.
Alors qu’après plusieurs reports, la République démocratique du Congo (RDC) tente d’organiser des élections législatives et présidentielle d’ici la fin de l’année, des pans de territoire de ce vaste pays connaissent des troubles. Les experts et les humanitaires citent les régions du Kivu, du Tanganyika, du Kasaï en plus de l’Ituri.
Dans ce dernier territoire, des milliers de personnes ont abandonné leur domicile pour aller se mettre à l’abri de combats qualifiés de communautaires entre les Lendu, ethnie composée pour la plupart d’agriculteurs et les Hema, une ethnie d’éleveurs. Or cette province avait déjà connu l’horreur de la guerre il y a plus d’une décennie.
Le vernis ethnique
L’explication ethnique donnée aux causes de ce déchaînement de violences pourrait n’être qu’une face de la médaille. Dans cette émission, Fréjus Quenum amène ses invités à examiner le rôle que pourrait jouer la lutte pour le conrtrôle des richesses du sous-sol iturien et bien sûr, le rôle des acteurs politiques de cette région de l’Afrique centrale.
Les invités :
– Marcel-Héritier Kapitene, Chercheur sur la République démocratique du Congo, auteur d’une récente étude sur l’Ituri
– Jean-Baptiste Dhetchuvi, Député national à l’Assemblée nationale à Kinshasa, originaire de l’Ituri
– et Dimanche Kinyamwanza, Coordonateur de l’Ong « Forum des amis de la terre »
Vendredi 13 avril, l’ONU, ses agences dédiées aux réfugiés et les ONG humanitaires ont organisé une conférence hunanitaire destinée à lever des fonds pour financer leur action sur le terrain en RDC. Selon elles, 4,5 millions de personnes ont fui leur lieu de vie en raison des conflits qui secouent le pays.
Irumu : au total 14 morts dont 7 miliciens tués dans des affrontements à Marabo
Le centre de négoce de Marabo situé à 40km au sud de Bunia en territoire d’Irumu s’est réveillé ce lundi 04 mai 2020 sous de fortes détonations d’armes lourdes et légères.
Vers 5 heures locales, la position militaire sur place a été attaquée par des hommes armés identifiés comme des miliciens du groupe dénommé « Force patriotique et intégrationniste du Congo, FPIC » basés dans le groupement Chini Ya Kilima, Chefferie des Andisoma.
Une source sécuritaire contactée par buniaactualite.com dresse un bilan de 7 ennemis tués et plusieurs autres blessés grièvement.
Au cours de l’attaque, 5 soldats loyalistes ainsi que 2 de leurs enfants ont également perdu la vie.
Plus de 6 armes, dont 2 mitrailleuses, ont également été emportées par les assaillants, affirme la même source.
Pour l’instant, le calme est revenu et l’armée poursuit la contre-offensive visant à pourchasser les ennemis jusque dans leur dernier retranchement.
C’est la nième attaque de ces hors-la-loi enregistrée dans cette contrée, la dernière remonte au 20 février de l’année en cours où 9 miliciens avaient perdu la vie.
DW /provinces26rdc.net
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