Près d’une semaine après son interpellation à l’aéroport international de N’djili, l’opposant politique Prince Epenge a été transféré, ce samedi, à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Cette nouvelle étape de la procédure suscite de vives réactions au sein de l’opposition, alors que l’admission de nouveaux détenus dans cet établissement pénitentiaire fait l’objet d’une suspension.
Son transfert intervient dans un climat de contestation politique. Lamuka, la plateforme C64 ainsi que Martin Fayulu, membre du présidium de cette dernière, ont vivement dénoncé son arrestation, qu’ils considèrent comme une atteinte aux principes démocratiques.
Au sein de l’ECIDE, la réaction est également ferme. Son secrétaire général, Devos Kitoko, voit dans le transfert de Prince Epenge un signal préoccupant pour les libertés politiques en République démocratique du Congo. « Le transfert de Prince Epenge à la prison centrale de Makala, ce matin, aux premières heures, constitue une insulte au combat pour la démocratie en RDC. C’est un précédent grave qui risque de conforter l’idée que la prise des armes serait la seule voie pour se faire respecter », a-t-il déclaré.
Cette affaire relance ainsi le débat sur le traitement réservé aux acteurs de l’opposition et sur les garanties accordées aux libertés politiques dans le pays. Alors que les tensions entre la majorité et une partie de l’opposition restent vives, le dossier Prince Epenge prend une dimension politique qui dépasse désormais le cadre de son interpellation.
Les circonstances précises de son transfert ainsi que les suites judiciaires de cette affaire restent au centre des préoccupations de ses proches et de ses soutiens politiques.
b one/Provinces26rdc.com
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