RDC-Mambasa : l’administrateur met en garde les groupes armés se réclamant des Wazalendo

L’administrateur du territoire de Mambasa, le commissaire supérieur principal Jean-Baptiste Matadi Muyapandi, met en garde les groupes armés se réclamant des Wazalendo et leur demande de cesser leurs activités dans cette partie de la province de l’Ituri.

Cette position est contenue dans le communiqué officiel n°322 du 3 septembre 2026, dans lequel l’autorité territoriale fait notamment état d’opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre des hommes armés actifs dans plusieurs localités.

Selon l’administrateur, ces groupes se présenteraient comme des Wazalendo et auraient établi des positions notamment dans les villages de Bango, Mayuwano et Some PK 26.

Dans son communiqué, l’autorité territoriale accuse ces hommes armés d’ériger des barrières sur certains axes conduisant vers des sites miniers et d’y imposer des prélèvements aux exploitants artisanaux et aux commerçants.

Ces pratiques seraient à l’origine de plusieurs tracasseries et contribueraient à l’insécurité dans certaines zones minières du territoire.

Face à cette situation, l’administrateur indique que les FARDC mènent des opérations destinées à mettre fin aux activités de ces groupes.

Les accusations formulées contre ces hommes armés sont celles contenues dans le communiqué de l’autorité territoriale. Buniaactualite.cd n’a pas pu recueillir, à ce stade, la version des groupes concernés.

Jean-Baptiste Matadi Muyapandi rappelle également les orientations des autorités provinciales sous l’état de siège concernant la présence des groupes armés en Ituri.

Selon lui, aucun groupe armé, quelle que soit son appellation, n’est autorisé à mener des opérations dans la province jusqu’à nouvel ordre.

L’administrateur demande ainsi aux hommes armés se réclamant des Wazalendo de quitter le territoire de Mambasa.

Il soutient que les opérations contre les ADF et la sécurisation des populations relèvent des forces régulières engagées dans la zone, notamment les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF), dans le cadre des opérations conjointes, ainsi que des autres dispositifs sécuritaires légalement déployés.

L’autorité territoriale entend ainsi éviter l’installation ou la multiplication de nouvelles structures armées parallèles dans cette partie de l’Ituri.

Le communiqué aborde également la présence signalée d’éléments de la Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC) dans le site minier de Yolo, en territoire de Mambasa.

L’administrateur rappelle à ce groupe les engagements pris dans le cadre du processus de paix d’Aru II, notamment ceux relatifs au cantonnement et à la circulation des combattants armés.

Il estime que la présence d’éléments de la FPIC à Yolo, loin de leurs zones habituelles d’Irumu, doit cesser conformément aux engagements souscrits dans le processus de paix.

Jean-Baptiste Matadi Muyapandi prévient enfin que les personnes ou groupes qui refuseraient de respecter les directives des autorités s’exposent à l’intervention des services de défense et de sécurité.

Cette mise en garde intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile à Mambasa, où plusieurs zones sont confrontées à l’activisme de groupes armés et aux attaques attribuées aux ADF.

Pour l’administration territoriale, la lutte contre ces menaces ne doit pas favoriser l’apparition d’autres groupes armés opérant parallèlement aux forces régulières.

Maniema : Lawamo Selemani Taylor à Kailo pour le retour des déplacés

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Le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité du Maniema, Lawamo Selemani Taylor, séjourne dans le territoire de Kailo, où il mène une mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans le secteur d’Ambwe.

Cette mission intervient après les violences intercommunautaires enregistrées le 25 août dernier à Lembelembe, qui ont fait au moins sept blessés, occasionné la destruction de plusieurs habitations et provoqué le déplacement massif de populations vers la commune rurale de Kalima.

Des conditions de vie précaires à Kalima

En escale à Kalima, jeudi 3 septembre, le ministre provincial a rencontré des familles ayant fui les violences. Il s’est notamment rendu compte de leurs conditions de vie jugées précaires et a assuré que le gouvernement provincial entendait poursuivre ses efforts pour leur apporter assistance et garantir leur sécurité.

La question du retour des déplacés dans leurs villages d’origine constitue l’un des principaux enjeux de cette mission.

Pour les autorités provinciales, ce retour ne pourra être durable qu’à la faveur d’une amélioration significative de la situation sécuritaire à Lembelembe et dans les environs.

Des négociations envisagées avec « Kems »

Pour tenter de ramener durablement le calme dans le secteur d’Ambwe, Lawamo Selemani Taylor a annoncé son intention de rencontrer directement le général autoproclamé « Kems », dans le cadre de discussions destinées à favoriser l’apaisement et à mettre fin aux affrontements.

D’après les autorités provinciales, les tensions seraient liées à des divergences coutumières entre les communautés Kimbilitiki et Mboyo, auxquelles se seraient greffés des désaccords autour de la mise en œuvre du cahier des charges d’une entreprise minière chinoise opérant dans la région.

Parallèlement aux démarches de médiation, des éléments des forces de défense et de sécurité ont été déployés à Lembelembe afin de rétablir l’autorité de l’État et d’assurer la protection des populations civiles.

Au terme de ses échanges, le ministre provincial de l’Intérieur a appelé les différentes parties à privilégier le dialogue et la retenue. Il a également invité les familles déplacées à se préparer à un retour progressif dans leurs foyers, dès que les conditions sécuritaires le permettront.


Bunia Actualite / Provinces26rdc.com

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