La récente déclaration de Martin Fayulu devant la diaspora congolaise en Europe fait l’effet d’une bombe politique. L’opposant a affirmé avec force : « Qu’il y ait élection ou pas en 2028, Félix Tshisekedi doit partir ».
Cette prise de position radicale soulève immédiatement de lourdes interrogations sur les mécanismes politiques et institutionnels de la République Démocratique du Congo. Comment un président en exercice pourrait-il quitter le pouvoir en dehors d’un processus électoral régulier ?
Pour comprendre la trajectoire de l’engagement de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Jean-Félix Senga, cadre du parti a explicité sans détour la feuille de route de l’opposition. Selon lui, l’objectif est clair de mettre le pouvoir en place face à des difficultés insurmontables.
L’opposition entend mener des actions d’envergure jusqu’à rendre le pays totalement « ingouvernable ». En créant un blocage institutionnel et social permanent, la dynamique vise à placer l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans l’impossibilité matérielle et politique de gouverner.
Cette posture pose la question des voies de sortie de crise. La Constitution congolaise ne prévoit le départ du chef de l’État que par le vote, la démission, le décès ou la haute trahison.En annonçant un départ forcé indépendamment de la tenue du scrutin de 2028, le camp Fayulu semble acter une rupture avec les voies institutionnelles classiques.
L’évocation d’un pays « ingouvernable » suggère une intensification des mouvements de contestation populaire et de désobéissance civile comme principaux leviers de pression.Le bras de fer est désormais lancé, ouvrant une période d’incertitude quant à la stabilité politique des prochaines années.
Tazama RDC / Provinces26rdc.com
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