24 heures après la violente répression de la manifestation de l’opposition, Michel Mwika, président national du Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEC), monte au créneau et somme le pouvoir en place de renoncer à tout projet de changement ou de révision constitutionnelle. Le coordonnateur du Cadre de concertation des forces politiques et sociales exhorte surtout le chef de l’État, à mettre fin à la répression des Congolais qui revendiquent la démocratie et l’alternance dans le strict respect des lois et des principes démocratiques.
L’opposant rappelle que l’expression des opinions divergentes constitue un droit fondamental dans tout État de droit et ne saurait être étouffée par la force. Selon lui, la stabilité des institutions repose avant tout sur le respect de la Constitution et des libertés publiques. Michel Mwika met en garde contre toute dérive autoritaire susceptible de fragiliser la cohésion nationale. Il souligne que la légitimité du pouvoir se consolide par l’écoute du peuple et non par la contrainte.
Le régime en place doit renoncer à son funeste projet de modification de la Constitution et cesser de réprimer les Congolais qui revendiquent la démocratie et l’alternance. Le peuple congolais est profondément attaché à sa démocratie et entend la préserver, au besoin au prix du sacrifice suprême, a martelé le membre de l’opposition.
La libération des militants de l’opposition exigée
Le jeune leader comme le qualifient nombre de ses partisans, exige des autorités nationales la libération immédiate et sans condition de tous les militants de l’opposition interpellés. Il dénonce avec fermeté les arrestations qu’il juge arbitraires et contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. Ces détentions portent atteinte aux libertés publiques et fragilisent davantage le climat politique au pays. Mwika presse ainsi les pouvoirs publics à faire preuve de responsabilité et à privilégier le dialogue plutôt que la répression.
Paix à l’âme de nos compatriotes tués hier par le régime en place lors du sit-in de l’opposition, simplement parce qu’ils étaient sortis réclamer le respect de la Constitution, de la démocratie et de l’alternance au sommet de l’État. Nous appelons à la libération immédiate et sans condition de tous les militants injustement interpellés à cette occasion. Nous souhaitons également un prompt rétablissement aux militants et aux leaders politiques blessés, a-t-il souligné.
La communauté internationale saisie
Michel Mwika ne compte pas se résigner face à la répression du régime Tshisekedi. Il invite la communauté internationale à condamner fermement les bavures du pouvoir en place, qu’il accuse de priver les citoyens de la République démocratique du Congo de leurs droits fondamentaux. Pour lui, ces dérives portent gravement atteinte aux libertés publiques et aux principes démocratiques. L’opposant évoque l’urgence d’une mobilisation accrue pour faire respecter l’État de droit.
« La communauté internationale doit sortir de sa complaisance, condamner fermement les violations des droits humains commises lors du sit-in d’hier par le régime en place et l’appeler à respecter la Constitution ainsi que la limitation des mandats », a-t-il lancé. Le ténor du Cadre des concertations des forces politiques et sociales dénonce avec fermeté la remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Par conséquent, Michel Mwika Banza appelle l’ensemble du peuple congolais à la vigilance accrue mais aussi à la mobilisation générale pacifique et résolue afin de faire échec à toute tentative jugée subversive.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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