Les récentes visites du président congolais Félix Tshisekedi à Luanda, en Angola, ont suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique congolaise. Ce jeudi 8 janvier 2026, lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a tenu à clarifier la position du gouvernement et le rôle du président angolais, João Lourenço, dans ce processus.
Selon lui, la visite de Tshisekedi à Luanda ne vise pas à remplacer les initiatives de Doha, où le Qatar facilite le dialogue avec la rébellion de l’AFC/M23, ni celles de Washington, qui ont récemment abouti à un accord entre Kinshasa et Kigali en présence du président américain Donald Trump.
« Il ne s’agit pas d’un nouveau processus qui commence, mais d’un effort, d’un appel du président de l’Union africaine, et il a le droit de le faire, car il est également reconnu comme un champion de la paix », a affirmé M. Muyaya.
Selon Patrick Muyaya, la démarche angolaise s’inscrit dans une logique de synergie avec les initiatives existantes, visant à créer un climat favorable au respect des cessez-le-feu et au rétablissement durable de la paix dans l’Est de la RDC.
« Il a estimé qu’il était important, à son niveau, de lancer cet appel au cessez-le-feu, car c’est le point de départ. Qu’il s’agisse de Doha ou de Washington, le respect des accords est une exigence qui, malheureusement, n’est pas toujours observée », a précisé le ministre.
Patrick Muyaya souligne également la continuité de l’engagement angolais dans la médiation régionale.
Depuis mars 2025, João Lourenço a rencontré Félix Tshisekedi pour faciliter un dialogue direct avec la rébellion de l’AFC/M23, qui avait jusque-là refusé de participer aux discussions sous médiation angolaise, dénonçant les sanctions internationales contre certains de ses dirigeants.
Ya Biso News / Provinces26rdc.com
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