À l’Assemblée nationale, le 12 juin 2026, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a répondu à la question orale avec débat de l’honorable Saidi Balikwisha sur le dossier du permis de conduire biométrique.
À cette occasion, il a révélé que la délivrance des nouveaux permis de conduire avait déjà généré près de 23,9 millions de dollars de recettes depuis le lancement du système, le 25 novembre 2024.
Selon lui, 50 % de ce montant, soit près de 12 millions de dollars, sont revenus à l’État congolais. L’autre moitié a été reversée à la société Otojuste Sarl, chargée de la production et de la délivrance de ces documents sécurisés.
Le ministre a expliqué que cette répartition résulte d’un avenant au contrat initial conclu avec la société. Ce document a porté la part des recettes revenant à l’État congolais à 50 %, contre 40 % dans le contrat initial, tandis que celle du partenaire privé a été ramenée de 60 % à 50 %.
Jean-Pierre Bemba a également indiqué que l’investissement du partenaire privé est désormais évalué à 102,1 millions de dollars, contre 86 millions auparavant.
Ces modifications s’ajoutent à celles déjà relevées par Bankable dans un précédent article. L’avenant a notamment porté l’objectif de production à 7 millions de permis de conduire biométriques, contre 5 millions initialement prévus.
Le nombre de sites de délivrance a également été revu à la hausse, passant de 20 à 23 centres répartis sur l’ensemble du territoire national.
Le déploiement en question
Parmi les autres préoccupations soulevées par l’honorable Saidi Balikwisha figure la question du déploiement du dispositif à travers le pays. Depuis le lancement officiel du nouveau permis biométrique, seuls sept sites sont actuellement opérationnels dans trois des 26 provinces que compte la RDC. Ces centres sont localisés à Kinshasa, au Kongo Central et dans le Haut-Katanga.
Répondant à cette préoccupation, Jean-Pierre Bemba a indiqué que, dans le cadre du partenariat conclu avec Otojuste, il revient au gouvernement de mettre à disposition les espaces destinés à accueillir les centres de délivrance.
Il a précisé que des correspondances avaient été adressées à l’ensemble des gouverneurs de province afin d’obtenir les sites nécessaires à leur implantation. Selon lui, seules les provinces du Kasaï Oriental et de la Tshopo ont, à ce jour, répondu favorablement à cette demande.
Le ministre a indiqué que les centres prévus à Kisangani et Mbuji-Mayi devraient être opérationnels dans les prochaines semaines, tout comme celui annoncé à Kolwezi.
Concernant les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, Jean-Pierre Bemba a expliqué que l’insécurité liée au conflit armé avait retardé le déploiement, alors même que les sites destinés à accueillir les centres avaient déjà été aménagés.
Pour assurer la continuité du service dans ces provinces, il a annoncé l’installation de deux centres au Nord-Kivu, l’un à Beni, chef-lieu provisoire de la province, et l’autre à Butembo. Au Sud-Kivu, un centre de délivrance de permis de conduire biométrique devrait être ouvert à Uvira.
Pour le gouvernement, cette extension progressive du réseau doit permettre d’améliorer l’accès au permis de conduire biométrique tout en poursuivant l’objectif de couverture nationale.
Bankable / Provinces26rdc.com
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