RDC-Rebo Tchulo : la chanteuse au cœur d’une affaire de violences présumées sur un jeune serveur (vidéo)

La chanteuse congolaise Rebo Tchulo se retrouve au centre d’une polémique virulente après une soirée qui a dégénéré à son domicile. Dans la soirée du vendredi 17 avril, un jeune serveur aurait été victime de violences physiques dans la résidence de l’artiste, selon plusieurs médias locaux et des témoignages recueillis sur place.

Un différend autour de 50 dollars qui tourne mal

D’après les premières informations relayées, Rebo Tchulo passait la soirée en compagnie de ses proches lorsqu’elle a accusé le jeune serveur d’avoir dérobé une somme de 50 dollars. Cette accusation aurait rapidement dégénéré en une vive altercation. Le jeune homme, qui niait fermement les faits, se serait retrouvé au cœur d’une situation qui a rapidement échappé à tout contrôle.

Plusieurs témoins, dont des voisins de la chanteuse, confirment que l’incident est parti de ce litige financier. Cependant, l’entourage de Rebo Tchulo conteste cette version des faits et avance une tout autre explication.

Intervention de militaires et violences physiques

Face au refus du serveur d’avouer le vol présumé, Rebo aurait contacté un proche décrit comme un haut gradé de l’armée. Peu après, des militaires en uniforme seraient arrivés sur les lieux. Selon les témoignages, ils auraient alors exercé des violences physiques sur le jeune homme, allant jusqu’à le torturer pour lui soutirer des aveux.

Une vidéo qui circule largement sur les réseaux sociaux montre le jeune serveur en détresse, criant « Mère, pardon » pendant qu’il subit ces sévices. Ces images ont provoqué une vive émotion et une indignation croissante sur la toile.

Une affaire bien plus importante selon l’entourage de l’artiste

L’entourage de Rebo Tchulo présente une version sensiblement différente. Selon un proche de la chanteuse, il ne s’agirait pas d’un simple vol de 50 dollars, mais d’un cambriolage de bien plus grande ampleur. Plusieurs biens de valeur auraient disparu : des bijoux en or et en diamant, des effets personnels dont le passeport de la chanteuse, ainsi qu’une enveloppe contenant plus de 8 000 dollars en espèces.

Cette version suggère que l’altercation initiale s’inscrirait dans un contexte plus large de vol important, ce qui expliquerait la réaction forte de Rebo et de son entourage. Elle soulève néanmoins de nombreuses questions sur les circonstances exactes de l’intervention des militaires et sur les méthodes employées pour obtenir des aveux.

Une affaire qui reste à élucider

Pour l’heure, l’affaire soulève de nombreuses interrogations et semble loin de connaître son épilogue. La responsabilité exacte de la chanteuse Rebo Tchulo dans ces violences physiques présumées reste à déterminer par les autorités compétentes.

De nombreuses voix s’élèvent déjà pour demander une enquête approfondie, transparente et impartiale, afin de faire la lumière sur les faits et de sanctionner, le cas échéant, les responsables de ces actes de violence.

L’opinion publique congolaise et la diaspora suivent de près cette affaire qui mêle célébrité, accusations de vol et usage présumé de la force militaire dans un cadre privé. La suite des événements dira si Rebo Tchulo parviendra à se disculper ou si cet incident marquera durablement sa carrière et son image publique.

Affaire Rebo Tchulo : une enquête ouverte après la torture présumée d’un jeune garçon à Kinshasa

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Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé, ce lundi 20 avril 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de la diffusion d’une vidéo choquante liée à une affaire impliquant l’artiste congolaise Déborah Tchimpakala, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo.

Selon un communiqué officiel du cabinet du ministre d’État en charge de la Justice, les faits ont été signalés le 19 avril 2026 par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo montrant de graves violences infligées à un jeune garçon.

D’après les premières informations, largement relayées sur les réseaux sociaux, la victime serait un jeune homme accusé d’avoir volé l’artiste. En réaction, celle-ci aurait fait appel à des hommes en uniforme, soupçonnés d’appartenir aux forces de sécurité. Ces derniers auraient soumis la victime à des actes de torture et à des traitements inhumains, comme le laisserait apparaître la vidéo devenue virale, suscitant une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 18 au 19 avril 2026, aux environs de 4 heures du matin, dans la commune de Ngaliema, au quartier Pigeon, à Kinshasa.

Sans préjuger des responsabilités, le ministère de la Justice souligne que, si ces faits sont avérés, ils pourraient constituer des infractions d’une extrême gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des abus d’autorité et des incitations à commettre des actes contraires à la loi.

Le communiqué rappelle que de tels agissements violent non seulement la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier les principes relatifs à la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, mais également les engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture.

Face à la gravité de la situation, le ministre d’État a instruit l’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire afin d’établir les faits, d’identifier tous les responsables, y compris d’éventuels complices, et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Le gouvernement réaffirme son attachement à l’État de droit, à la lutte contre l’impunité et à la protection de la dignité humaine, insistant sur le fait qu’aucune position sociale ni influence ne saurait justifier de tels actes.

L’évolution de cette affaire, désormais connue sous le nom d’« affaire Déborah Tchimpakala alias Rebo Tchulo », reste suivie de près par l’opinion publique, dans un contexte de forte mobilisation sur les réseaux sociaux.


Gnatepe / Provinces26rdc.com

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