RDC-Sankuru : le gouverneur Mukumadi dénonce la campagne menée pour ternir son image

Le gouverneur de la province du Sankuru, Joseph Stéphane Mukumadi a dénoncé lundi 14 septembre 2020, une campagne de sape menée par ses détracteurs, en vue de nuire à son image.

Le chef de l’exécutif provincial du Sankuru l’a indiqué devant un parterre de journalistes lors du point de presse qu’il a tenu à la paroisse Notre-Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, pour éclairer l’opinion sur la situation qui prévaut dans sa juridiction.

Mensonges cousus de fil blanc

Vidéos à l’appui, le premier citoyen du Sankuru a démontré point par point que les accusations portées contre lui sont infondées.

S’agissant de la fameuse vidéo ayant fait le tour de la toile l’indexant d’avoir torturé la population, Mukumadi a formellement démenti ces allégations. Le gouverneur de Sankuru a fait savoir qu’il est irrationnel d’admettre qu’un leader peut maltraiter sa propre base dans un contexte de rivalité, puisque le prétendu torturé par lui, était habillé en polo estampillé par l’image de son visage.

Par contre, a-t-on évoqué dans le camp de Mukumadi, le jeune homme présenté comme victime des actes de torture commandités par leur leader, était en réalité pris à partie pour avoir dénoncé une conspiration visant à mettre fin à la vie du gouverneur à l’aide d’une arme à feu fabriquée localement.

Poursuivant l’illustration de ce qu’il qualifie de montage pour le discréditer, le numéro 1 du Sankuru a également fait mention de la vidéo datant de 2014 brandie par ses détracteurs depuis un certain temps pour certifier la thèse selon laquelle Mukumadi est auteur des violations des droits de l’homme.

Encore un coup manqué, car l’authentification de la vidéo manipulée prouve qu’il s’agit de celle d’un homme surpris avec la femme d’autrui en 2014. L’homme avait subi la justice populaire qui a servi de monter le scénario pour incriminer le gouv que je suis, a-t-il déploré.

Aucun journaliste n’a été arrêté ni molesté

Quant aux accusations relatives au musellement des journalistes et des médias, le chef de l’exécutif provincial du Sankuru les a rejetées toutes en bloc.

« Aucun journaliste n’a été arrêté, ni molesté. Je ne peux pas entraver la liberté des journalistes », s’est défendu Joseph Stéphane Mukumadi avant d’expliquer le contexte dans lequel les accusations sont nées.

Selon le gouverneur du Sankuru, tout est parti de la décision prise par l’autorité de régulation des médias de sa province. Celle de procéder à la fermeture momentanée de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) station de Lodja pour non-respect de la déontologie.

Joseph Stéphane Mukumadi indique avoir soutenu cette décision prise par l’autorité compétente en la matière pour éviter de plonger sa province dans une crise qui ne disait pas encore son nom, suite aux messages de haine distillés à longueur des journées par la chaîne nationale acquise à un camp politique, d’après ses propres termes.

Pire que tout, a-t-il poursuivi, il s’est avéré que l’immeuble où est installée la RTNC Lodja appartient à l’État. Cependant, pendant plusieurs années, un privé fait louer à l’État congolais, via la RTNC, la maison dont il n’est pas propriétaire.

La fermeture de la RTNC Lodja avait pour but de rétablir l’ordre et non de réduire au silence la presse, a-t-il insisté en révélant que la RTNC Lodja utilisait en commun scandaleusement les matériels et le local avec un autre média privé, dont le nom du promoteur n’a pas été cité.

La situation sécuritaire est préoccupante au Sankuru

Dans un autre chapitre, le gouverneur du Sankuru a alerté sur la dégradation de la situation sécuritaire dans sa province suite à une milice entretenue par ses adversaires politiques qui, d’après lui, ne jurent que sur son départ de la tête de la province. Il a noté au passage que le dimanche 13 septembre dernier des cas de décès ont été signalés en rapport avec cette situation.

Le premier citoyen du Sankuru a profité de ce face-à-face avec la presse pour demander aux autorités nationales de suivre de près la situation qui prévaut dans son fief.

Ainsi, Mukumadi a déclaré que cette milice est déterminée à mettre les bâtons dans les roues pour stopper le développement amorcé de la province. La même milice s’était opposée à l’arrivée, à Lodja, de la mission d’audit venue de Kinshasa.

Prenant la parole, les chefs coutumiers du Grand Kasaï présents dans la salle ont réitéré leur confiance au gouverneur Mukumadi en demandant aux Sankurois de le laisser poursuivre avec ses idées de développement de la province. Aux détracteurs de Mukumadi, les chefs coutumiers ont prévenu qu’ils les trouveront sur leur chemin s’ils continuent à s’en prendre à lui.


Ouragan FM /provinces26rdc.net

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