Les communautés hema et lendu du territoire de Djugu ont signé, jeudi 29 mai, un accord de paix lors d’un dialogue organisé dans la localité de Fataki, située à 85 kilomètres de Bunia (Ituri). Cet accord marque une étape décisive vers la consolidation d’un processus de paix durable dans la région de cette contrée en proie à l’activisme des groupes armés.
Le dialogue intercommunautaire hema-Lendu avait pour ambition de renforcer la cohésion sociale et la cohabitation pacifique entre ces deux communautés historiquement liées. Il visait également à favoriser le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine, notamment à Fataki et Djaiba.
Lors de la signature de l’accord de paix, ces deux communautés ont été représentés par les chefs des entités Walendu Djatsi et Bahema Bajere.
Organisé sous l’égide du gouvernement provincial de l’Ituri, avec la facilitation de la MONUSCO, cet échange visait également à favoriser le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine, notamment à Fataki et Djaiba.
L’un des principaux points abordés au cours des discussions au dialogue intercommunautaire de Fataki était l’insécurité persistante dans le territoire de Djugu.
Marquée par les attaques récurrentes des groupes armés CODECO et Zaïre, cette instabilité pousse les populations à vivre dans des camps de déplacés ou à proximité des bases de la MONUSCO, loin de leurs terres ancestrales.
Ce dialogue a ainsi été pensé comme un cadre de discussions franches entre les leaders et notables des deux communautés, afin d’identifier des pistes de solutions pour ramener la paix et la stabilité.
Au premier jour de ce forum, des leaders locaux d’une des communautés concernées avaient refusé de participer aux échanges officiels, estimant que le contexte n’était pas encore favorable en raison des violences dont ils sont victimes. Malgré leur absence dans les séances plénières, ils ont accepté d’être entendus par les facilitateurs en dehors du cadre formel.
Le deuxième jour du dialogue a vu une avancée significative avec la participation d’un comité restreint de cette même communauté. Cette présence a permis l’adoption de deux rapports consultatifs et la rédaction d’un communiqué final signé par les chefs des entités Walendu Djatsi et Bahema Bajere, représentant les deux communautés.
Avec cette initiative, les autorités espèrent instaurer un climat de confiance et favoriser la réintégration des déplacés dans leurs villages.
Ituri : les FARDC déjouent des attaques des miliciens de la CRP à Mbogi

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé ce jeudi 29 mai 2025 avoir repoussé des attaques des miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga, dans la localité de Mbogi, en chefferie des Bahema Banywagi, dans le territoire de Djugu.
Dans une sortie médiatique, Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole des FARDC en Ituri, a affirmé que des avions de guerre ont été mis à contribution pour appuyer les forces terrestres.
Pour l’instant, un calme est revenu sur le littoral du lac Albert et la situation est sous contrôle de l’armée régalienne, renchérit Jules Ngongo, qui invite, au nom du gouvernement provincial, la population de la région à demeurer vigilante et à dénoncer tout mouvement suspect de ces hors-la-loi qui seraient cachés dans des sites de déplacés.
Notons que ces affrontements ont été à la base d’une psychose générale dans le village de Mbogi, où des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans la journée de ce jeudi 29 mai. La population tentait de se déplacer, craignant pour sa sécurité.
La Convention pour la Révolution Populaire est une milice créée en 2025 par l’ancien prisonnier de la Cour pénale internationale (CPI), Thomas Lubanga. Elle est auteure de plusieurs exactions dans le territoire de Djugu, surtout sur le littoral du lac Albert, où elle s’affronte régulièrement avec les FARDC.
Radio Okapi/Provinces26rdc.com
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