RDC-Trésorerie publique : les avoirs de l’État à la BCC dépassent les 2 800 milliards de CDF

Les dépôts du Trésor public auprès de la Banque centrale du Congo (BCC) se sont établis à 2.838,8 milliards de francs congolais (CDF) à la dernière situation disponible au 30 octobre 2026, contre 2.819,9 milliards de CDF une semaine auparavant.

Cette progression de 18,9 milliards de CDF traduit une nouvelle consolidation des disponibilités de l’État sur ses comptes à la Banque Centrale du Congo.Actualités RDC

D’après les données de suivi de la situation financière de l’État publiées par la BCC, le niveau actuel des dépôts du Trésor représente une augmentation significative par rapport aux 1.310,6 milliards de CDF enregistrés à fin décembre 2025.

En l’espace de dix mois, ces disponibilités ont ainsi plus que doublé, témoignant d’un renforcement de la position de trésorerie du gouvernement.

Ces ressources permettent notamment de couvrir environ 2,2 fois le déficit de trésorerie de 1.305,5 milliards de CDF programmé pour le mois d’octobre 2026. Elles constituent, à ce titre, une marge de sécurité pour faire face aux engagements financiers de l’État et contribuer à la gestion des tensions ponctuelles de trésorerie.Cartes du monde

Un autre élément notable concerne les conditions de constitution de ces dépôts.

Selon les statistiques de la Banque Centrale, les créances brutes de la BCC sur l’État sont restées inchangées à 4.304,1 milliards de CDF. Cette stabilité indique que l’accumulation des disponibilités du Trésor observée sur la période ne s’est pas accompagnée d’un accroissement du financement monétaire de l’État par la Banque Centrale.

Cette évolution présente un intérêt particulier pour la conduite de la politique budgétaire et monétaire. Elle traduit une amélioration des réserves de trésorerie de l’État sans augmentation concomitante de ses engagements bruts envers la Banque centrale, un facteur important dans la maîtrise des pressions monétaires.

Toutefois, le niveau élevé des dépôts du Trésor ne signifie pas nécessairement une amélioration structurelle de l’équilibre budgétaire. Leur évolution doit également être analysée au regard du rythme de mobilisation des recettes publiques, de l’exécution des dépenses et des besoins de financement de l’État.

La consolidation de cette position de trésorerie constitue néanmoins un indicateur favorable pour le Gouvernement, dans un contexte où le recours aux titres publics demeure l’un des principaux instruments de financement du déficit de trésorerie.

 


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