Trois personnes ont été tuées dimanche 12 mai dans une église de Banana, au Kongo-Central, par un militaire de la force navale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon les témoignages recueillis, le militaire a fait irruption en plein culte dans l’église Bethesda Ministry, à la recherche d’une fidèle prénommée Naomie. Face au silence de l’assemblée, ce soldat, résidant dans la base militaire de Banana, a ouvert le feu sur la foule, tuant sur le coup deux personnes, dont un bébé. Une troisième victime est décédée quelques instants plus tard à l’hôpital, où elle avait été transportée d’urgence pour recevoir des soins. Trois autres fidèles ont été blessés et sont actuellement pris en charge à l’hôpital général de Muanda.
L’administrateur territorial adjoint de Muanda, Nicolas Kinduelo, a confirmé les faits. Il précise que l’auteur de cette fusillade a été maîtrisé puis lynché par la population locale.
À la demande du commandement de la base militaire, le militaire sera jugé en flagrance dès ce lundi par le tribunal militaire de garnison de Muanda.
Ce drame a plongé la ville de Banana dans une vive émotion.
Kongo-Central : horreur à Muanda, un militaire tue trois fidèles dans une église en plein culte12.05.2025
Un militaire des FARDC, en divagation et incontrôlé, a ouvert le feu à bout portant dans une église de réveil en plein culte, ce dimanche 11 mai 2025 à Muanda, chef-lieu du territoire éponyme dans la province du Kongo-Central.

Selon l’administrateur du territoire, qui rapporte l’information, le drame s’est produit ce dimanche matin à l’église chrétienne Le Chemin.
Nicolas Kinduelo Ndombasi indique que ce soldat a tiré sur les fidèles présents, tuant deux personnes sur le coup, dont un nourrisson d’environ 4 mois, et blessant grièvement trois autres. La troisième victime, une femme, a succombé à ses blessures en route vers l’hôpital.
D’après des témoignages recueillis sur place, le militaire serait entré dans l’église à la recherche d’une femme qu’il présenterait comme son épouse. Les raisons exactes de son acte restent floues, bien qu’un différend conjugal soit évoqué. Pris de colère, il a alors ouvert le feu dans l’enceinte de l’église.
Cette situation a provoqué une panique générale au sein de la population. Le militaire meurtrier a été maîtrisé par les habitants avant d’être transféré à Baki, où il sera jugé par la justice militaire dans le cadre d’une procédure en flagrance.

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