RDC-Tshopo : 57 décès dus au choléra, le gouverneur tire la sonnette d’alarme face à cette urgence sanitaire

La province de la Tshopo est officiellement en situation d’urgence sanitaire après l’enregistrement de 297 cas confirmés de choléra, dont 57 décès. L’annonce a été faite ce lundi 7 avril 2025 par le gouverneur Paulin Lendongolia, qui a déclaré l’épidémie dans la province.

Les zones de santé les plus touchées sont celles d’Ubundu, de Yakusu, de Wanie-Rukula et de Makiso, dans la ville de Kisangani. Les premiers cas ont été détectés au cours de la 9ᵉ semaine épidémiologique, et la maladie s’est depuis rapidement propagée.

« Depuis lors, nous avons observé une propagation rapide de l’infection, avec une augmentation significative dans les zones de santé d’Ubundu, de Yakusu, de Wanie-Rukula et de Makiso », a alerté le gouverneur.

Les analyses effectuées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont confirmé la présence du Vibrio cholerae, agent pathogène responsable du choléra.

Face à cette situation critique, le gouverneur Lendongolia a lancé un appel pressant au gouvernement central, aux partenaires du secteur de la santé ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin de renforcer les efforts de lutte contre la maladie.

Le chef de l’exécutif a également exhorté la population à adopter des mesures d’hygiène strictes pour freiner la propagation du choléra. Il a indiqué que des mesures supplémentaires pourraient être prises dans les jours à venir pour renforcer la réponse sanitaire.

Par ailleurs, la poliomyélite a été confirmée dans la zone de santé de Lowa, territoire de Bafwasende. Une campagne de vaccination ciblant les enfants âgés de 0 à 14 ans débutera le 10 avril.

Tshopo : plusieurs déplacés internes de Walikale vivent dans la précarité à Kisangani

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De nombreux déplacés internes ayant fui les affrontements à Walikale (Nord-Kivu) vivent dans une précarité extrême avec leurs familles à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Selon Fiston Misona, président de la société civile de Walikale, lui-même réfugié à Kisangani, ces déplacés ont un besoin urgent d’assistance. Il dénonce également des arrestations arbitraires parmi les déplacés.

« Il y a des arrestations arbitraires, mais aussi une grande précarité en ce qui concerne la prise en charge de toutes ces personnes. Les enfants, qui se retrouvent avec leurs parents dans les zones de déplacement, ne vont pas à l’école. Certains errent dans les rues. Face à cette situation, nous demandons au gouvernement congolais, ainsi qu’à ses partenaires, d’apporter une aide à cette population victime des affres de la guerre dans la province du Nord-Kivu en général, et particulièrement dans le territoire de Walikale », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « C’est pourquoi, en tant que société civile actuellement présente dans la province de la Tshopo, nous sollicitons l’intervention urgente du gouvernement provincial afin de voir comment cette population peut être assistée. Il est également primordial d’assurer leur sécurité. Cette population mérite d’être protégée, car nous sommes tous des Congolais et avons droit à la protection dans notre propre pays », a conclu Fiston Misona, de la société civile de Walikale, au Nord-Kivu.


kis24.info / Provinces26rdc.com

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