RDC : « Ville morte » Jonas Tshiombela constate l’échec de l’opposition

Ce mercredi 3 juin 2026, pour Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), la réponse est clairement négative.  Kinshasa a-t-elle répondu à l’appel de l’opposition à une journée « ville morte » non  ?

L’acteur de la société civile estime que l’initiative portée notamment par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund n’a pas produit l’effet escompté dans la capitale congolaise.

« La seule chose introuvable ce mercredi matin était peut-être la fameuse ville morte », ironise-t-il, soulignant que les marchés, les transports en commun, les écoles et plusieurs services ont poursuivi leurs activités habituelles.

Selon lui, la population kinoise a privilégié les impératifs du quotidien aux mots d’ordre politiques. « Les débats politiques sont importants, mais les frais scolaires, le loyer et le panier de la ménagère restent des préoccupations immédiates », résume-t-il.

Sur le terrain, le constat apparaît contrasté mais globalement éloigné d’un arrêt total des activités. Dans plusieurs quartiers, notamment à Kintambo Magasin, les transports publics ont circulé normalement dès les premières heures de la journée. Certains secteurs ont toutefois enregistré une fréquentation plus faible des commerces et des établissements scolaires.

Il sied de noter que pour Jonas Tshiombela, cette journée illustre surtout une réalité politique : « le peuple n’est pas une armée que l’on déplace par communiqué ». À ses yeux, Kinshasa n’a ni sanctionné ni soutenu un camp politique ; elle a simplement poursuivi son rythme habituel. « Pendant que certains préparaient son acte de décès, Kinshasa rédigeait son certificat de vie », conclut-il.

 

Provinces26rdc.com

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