Recrutement des éco-gardes du Parc des Virunga : les conseils communaux et territoriaux de la jeunesse conteste le report à 2027 des candidats de Goma, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi

Les signataires affirment avoir appris, à travers un communiqué publié le 16 juillet 2026, par l’administration du Parc national des Virunga, que les candidats de Goma, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi ne seront pris en compte que dans une seconde cohorte prévue en 2027, tandis que ceux d’autres territoires participeront dès cette année au processus de recrutement.

Pour ces responsables de la jeunesse, cette orientation constitue une rupture avec les conditions fixées lors de l’appel à candidatures lancé le 20 avril 2026. Ils soutiennent qu’aucun critère ne prévoyait une priorisation fondée sur l’origine géographique des postulants.

Les auteurs de la correspondance estiment qu’une telle mesure risque d’accentuer le sentiment de marginalisation des jeunes de ces territoires, déjà confrontés aux conséquences de l’insécurité et du conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo. Ils évoquent notamment les difficultés que connaissent les populations de plusieurs zones affectées par l’occupation de certaines localités.

Dans leur lettre, les Conseils de la jeunesse demandent à l’ICCN et à l’administration du Parc des Virunga de publier la liste complète des candidats retenus à l’échelle de la province du Nord-Kivu afin de garantir la transparence du processus. Ils réclament également que les candidats de Goma, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi soient soumis au même calendrier et aux mêmes conditions de sélection que ceux des autres territoires.

À défaut, ils proposent l’application d’une clé de répartition équitable qui respecterait les principes d’égalité des chances, de représentativité géographique et de non-discrimination. Ils invitent également les responsables du Parc à appliquer le principe international du « Do No Harm » (Ne pas nuire) afin d’éviter que le processus de recrutement n’alimente davantage les frustrations au sein des communautés.

Tout en exprimant leur indignation, les signataires disent privilégier le dialogue. Ils se déclarent disposés à échanger avec la direction du Parc national des Virunga pour trouver une solution qu’ils souhaitent équitable, transparente et respectueuse des droits de tous les candidats.

 


Opinion Info / Provinces26rdc.com

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