Le président du Sénat, a rappelé ce mardi 15 septembre 2020, lors de son allocution à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de septembre 2020, qu’aucune loi ne peut être votée en dehors des institutions à savoir : l’Assemblée nationale et le Sénat, seuls lieux où se tiennent des débats adéquats.
Cette prise de position d’Alexis Thambwe-Mwamba fait suite à son constat selon lequel « plusieurs initiatives sur les réformes des lois électorales sont prises par divers acteurs et citoyens, et font probablement suite aux mécontentements de juillet dernier ». En effet, a-t-il indiqué, « d’éminents Professeurs d’universités, d’éminents juristes et certains politiciens s’avancent sur l’inconstitutionnalité ou non de certaines décisions. ».
Il les invite à cet effet, à « toujours, en cas de doute, pousser les limites de l’analyse en se référant, au besoin, aux annales parlementaires pour connaître la “Ratio Legis” qui a conduit à rédiger tel article de la Constitution ou de telle loi sous la forme que tout le monde connaît ».
Selon le numéro 1 de la chambre haute du Parlement congolais, « dans l’hypothèse d’une controverse quant à l’interprétation des textes ou de leur inadaptation aux situations de l’heure, la Loi a prévu aussi bien la possibilité d’obtenir l’interprétation auprès des instances habilitées que celle de la réforme des textes jugés inadaptés ».
« Il s’ensuit que les textes doivent être appliqués en l’état, aussi longtemps qu’ils ne sont pas modifiés. Il y va de la sauvegarde des droits et libertés fondamentaux garantis aux particuliers. C’est dans ce cadre que notre chambre doit, dans une froide lucidité demeurer le gardien de l’inviolabilité de la Constitution. », a-t-il précisé.
Il a souligné que « dans une Démocratie, la République est une mécanique institutionnelle dont le rendement dépend du bon fonctionnement de son engrenage. Il serait alors aberrant de penser qu’une institution peut, à elle seule, répondre aux attentes de la population ».
Alexis Thambwe-Mwamba a dit souhaiter ainsi « de voir les institutions de la République se concerter régulièrement en vue de converger leurs efforts vers l’intérêt de la population, dans le respect du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs ».
Kabila au Sénat : « Ni Shadary, ni Néhémie n’était au courant de son arrivée » (député FCC)
Emmanuel Ramazani Shadary avait annoncé, lors d’un séminaire du Pprd à Lubumbashi, que l’ancien président Joseph Kabila effectuerait « bientôt » son retour politique. Le même message a rebondi à Mbwela Lodge, au Kongo-Central, au séminaire du FCC.
Eh bien, il fallait attendre une année pour que l’ex-président enfile son costume de sénateur à vie et prendre part à la plénière d’ouverture de la chambre haute. Au point que sa présence a volé la vedette à la session budgétaire de septembre, toutes les caméras étant braquées sur lui.
« Nous avons tous été surpris. Personne ne savait qu’il allait venir », a lâché un député national du FCC qui a requis l’anonymat. Et d’ajouter, « sa présence traduit que les enjeux politiques sont de taille en cette session de septembre ».
A en croire un député cette fois-là, « ni Shadary, ni Néhémie n’était au courant de son arrivée. Tous, nous avons été pris à contre-pied ».
Voulue exclusivement budgétaire, cette session parlementaire risque de virer vers des pentes politiques susceptibles de causer d’énormes dégâts à la nation, si l’on n’y prend garde. Car il y a des questions que les législateurs devront traiter avec beaucoup de dextérité.
D’autres sénateurs, dont Modeste Bahati Lukwebo, ont salué la présence du Raïs à la chambre haute. L’autorité morale de l’Adfc-A souhaite que Kabila participe aux débats pour l’émergence de la République démocratique du Congo, au regard de son expérience.
mnctv congo /Provinces26rdc.net
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