Répartition des droits d’auteur : la SOCODA gagne la confiance des artistes de plusieurs disciplines

La Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA Coop-CA) franchit une nouvelle étape dans la gestion collective des droits d’auteur en République démocratique du Congo. L’opération de répartition des redevances a non seulement permis à de nombreux créateurs de percevoir leurs droits, mais elle a aussi été marquée par une innovation saluée par le monde culturel : l’intégration, pour la première fois, des artistes plasticiens parmi les bénéficiaires.

Organisée du 8 au 21 juillet 2026, cette campagne a réuni des artistes de plusieurs disciplines, notamment des musiciens, des dramaturges et des plasticiens, qui ont exprimé leur satisfaction à l’issue de cette opération. Ils y voient un signal fort en faveur d’une meilleure reconnaissance de toutes les disciplines artistiques. Plusieurs bénéficiaires ont également apprécié la transparence du processus, matérialisée par la remise des bulletins détaillant les montants perçus et les éléments ayant servi de base au calcul de leurs droits.

Les artistes bénéficiaires n’ont pas non plus été avares de leurs éloges à l’endroit des dirigeants de la SOCODA. Ils ont salué le leadership du président du conseil d’administration, Jossart Nyoka Longo ainsi que les efforts du directeur général, Joe Mondonga, dont l’engagement est, selon eux, à l’origine des avancées enregistrées dans la collecte, la gestion et la répartition des droits d’auteur.

Vice-président du conseil d’administration de la SOCODA et lui-même bénéficiaire, Faustin Sukari, plus connu sous le nom d’Elombe, estime que cette campagne traduit les progrès accomplis par la société de gestion collective dans sa mission de collecte et de redistribution des redevances.

« Je suis très fier du travail que nous accomplissons aujourd’hui. Il n’est pas facile de collecter les droits des artistes. Il y a beaucoup d’embûches, mais avec toute l’équipe, nous faisons les efforts nécessaires pour les collecter et les répartir aux ayants droit », a-t-il déclaré, rappelant que les droits d’exécution publique constituent le « salaire différé de l’artiste ».

L’intégration des plasticiens est sans doute l’un des faits marquants de cette édition. Pour la première fois, une trentaine d’artistes des arts graphiques et plastiques ont bénéficié de leurs droits d’auteur, une avancée qui ouvre de nouvelles perspectives pour les créateurs des arts visuels.

Le professeur Lema Kusa, peintre et communicateur visuel, s’est réjoui de cette évolution. Selon lui, la SOCODA est une institution destinée à l’ensemble des créateurs et non aux seuls musiciens. Il a invité les artistes de toutes les disciplines à adhérer à la société et à déclarer leurs œuvres afin de pouvoir bénéficier, eux aussi, des prochaines répartitions.

Parmi les bénéficiaires figure également Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, qui a perçu pour la première fois des droits liés à l’exploitation de ses œuvres. Tout en saluant les efforts de la SOCODA, il a plaidé pour un renforcement de la sensibilisation des artistes ainsi que pour la digitalisation du système, afin de permettre à chaque créateur de suivre plus facilement sa situation et son éligibilité.

Au-delà des montants versés, cette campagne apparaît comme un pas supplémentaire vers une gestion collective plus inclusive et plus transparente. Après les plasticiens, les dramaturges et les professionnels de la musique ont également bénéficié de cette répartition, tandis que d’autres catégories, notamment les écrivains, devraient être concernées lors des prochaines opérations.

À travers cette dynamique, la SOCODA confirme sa volonté d’étendre progressivement la protection des droits d’auteur à toutes les disciplines artistiques et de renforcer la confiance des créateurs dans le système de gestion collective.


Opinion Info / Provinces26rdc.com

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